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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

jeudi, février 26, 2026

Soir à Tanger via Utopia

 


Matin dans l’antre, changer draps, mettre le sac les contenant de côté, sortir sous un ciel absent dans le quartier pour jeter sac d’ordures avant d’acheter eau de javel et briques de soupe, tenter d’améliorer l’état de l’antre…





En fin d’après-midi je suis allée sous un ciel qui mélangeait le gris le bleu et le rose expirant et en rencontrant comme partout dans la ville en ce moment des travaux, rageant avec cette angoisse parce que brusquement mon appareil refusait tout fonctionnement, vers la Manutention pour voir (découvrant la salle 2) « rue Malaga » de Maryam Touzani qui sortait ce 25 février… 


Photo provenant de l’article du cinéma auquel j’emprunte des passages: Voilà Maryam Touzani de retour avec e oeuvre gourmande, drôle, débordante de vie, sensuelle et particulièrement mutine, tout comme son héroïne de soixante-dix-neuf ans… Maria Angeles interprétée par la sublime Carmen Maura : belle… avec toutes ses rides assumées qui racontent ses peines et ses victoires, son sourire lumineux, son regard pétillant… Dans son quartier de Tanger tous semblent apprécier cette dame coquette, discrète, … qui aime regarder passer le temps et les passants depuis sa fenêtre et le film rend (presque surtout) un bel hommage à cette ville qui témoigne de la grande Histoire (celle de l’immigration, du protectorat espagnol, de la colonisation, de la décolonisation) et de la petite histoire (celle des métissages, du bien vivre ensemble). Si ce n’est pas le paradis, cela s’en approche furieusement au regard de Maria Angeles… Un bonheur qui va vaciller le jour où Clara, sa fille, débarque sans crier gare.. et sans grands égards par les désirs de sa génitrice (il faut dire qu’elle est divorcée avec deux enfants, qu’elle travaille dur à Madrid comme infirmière pas très bien payée, qu’elle a besoin d’argent, et que son père le mari de Maria Angeles lui a légué l’appartement de Tanger). La fille a tout organisé pour sa mère puisqu’elle a mis (sans la prévenir) l’appartement en vente lui causant le choix entre venir à Madrid et profiter de ses petits enfants (en libérant leur mère) ou trouver place dans une maison de retraite pour vieux. Solution à laquelle la mère se résigne pendant quelque jour jusqu’à n’en plus pouvoir. . Elle qui ne faisait pas de vagues saura devenir tempête ! La suite des évènements, sans vous les dévoiler, amènera Maria Angeles sur la route du partage et de la sensualité. Le tout émaillé de savoureux moments complices avec, notamment, sa soeur devenue religieuse, qui a fait voeu de silence et de chasteté, à laquelle elle ira malicieusement raconter toutes ses frasques sans que la nonne puisse répondre. Mais après les moments farcesques de l’appartement en bistro clandestin les soirs de match de foot, et après la sensualité de l’amour avec l’antiquaire à laquelle elle rachète les meubles qu’il avait acheté, la mort de sa soeur lui enlève cette puissance unirent égoïste et lui donne la faiblesse tendre de son âge, et lors des retrouvailles avec sa fille qui voit d’un deuil adouci les petits objets et souvenirs revenus meubler leur décor ancien, elles sont dans l’impasse puisque l’appartement est vendu.

Revenant vers l’antre, je me disais que le film n’était pas si joyeux que cela (et il suffisait d’enlever et remettre la batterie de l’appareil pour qu’il fonctionne)

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