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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

lundi, mars 30, 2026

Le chant de la terre et le mistral

 


Réveil tardif, pas de lavage de cheveux à cause du programme du jour, vivre doucement, préparation pour un déjeuner à une heure incongrue pour moi afin de partir vers 14 heures 30 pour monter, avec détour pour éviter les rues où le mistral me semblait de belle force, se jetait en rafles brusques surtout et ramenait l’air bleu, en passant par la braderie qui, elle, mollissait, certaines boutiques ayant fermé leur porte, d’autres ne gardant que quelques articles à l‘intérieur avec une notice invitant à entrer … vers l’opéra et le 3ème balcon



pour entendre « le Chant de la terre » de Mahler, dirigé par Fiona Monbet et mis en scène par Chloé Lechat, avec une vidéo de Anatole Levillain-Clément, sur une chorégraphie de Jean Hostache et interprété par le ballet de l’Opéra d’Avignon et l’ensemble Miroirs étendus, avec Une Stickert (ténor), Samien Gasti (baryton) et Jean Hostache (comédien et danseur)

Je reprends la présentation figurant sur le site de l’opéra

Avec Le Chant de la Terre, Gustav Mahler mettait en musique l’éphémère et l’éternel, la joie fragile des paysages qui renaissent et la douleur du départ. Né dans le sillage de plusieurs disparitions, ce cycle de poèmes lyriques mêle l’ivresse à la mélancolie et, comme une dernière étreinte face à l’inéluctable, ménage tour à tour la fièvre et la contemplation. Aujourd’hui, Chloé Lechat transforme cette œuvre hors norme en un rituel scénique, où la grammaire du corps, la musique et le mouvement racontent ce que les mots ne suffisent plus à dire.

Sur scène, deux chanteurs errent parmi les ruines d’un monde en guerre et découvrent les souvenirs qui habitent des maisons désertées. Comment rendre hommage à ces vies évanouies ? Entre passé et présent, entre vestiges, visions rêvées et réalité, cette mise en scène d’une infinie poésie joue de ces fragments de mémoire qui hantent les vivants et tentent de conjurer l’absence.

En combinant musique, danseurs et danseuses, film d’animation et théâtre, Le Chant de la Terre invite à chercher un langage pour exorciser la perte, et à partager les peines pour mieux s’en délester. Car faire le deuil, ce n’est pas seulement dire adieu, c’est aussi apprendre à accueillir la lumière diffuse que laissent celles et ceux qui s’en vont...



En sortant suis allée faire quelques courses devenues nécessaires rue de la République

Ce faisant et en revenant contre les beaux restes du mistral (me suis trouvée coincée à quatre pattes, attendant la fin d’une rafale pour me redresser rue Saint Agricol) je cuvais le spectacle, encore un peu ahurie par le décor créé par un jeu de vidéos presque mais pas toujours abstraites entre lesquelles parfois les corps peuvent se déplacer, je faisais une grimace à la voix du ténor (ce qui n’engage que moi) et j’aimais le baryton, le choeur et bien entendu la beauté de l’oeuvre. Pour le détail des lieds inspirés de poèmes chinois et pour connaître le contexte dans lesquels Malher les a composés : perte de sa fille de 4 ans, son propre état de santé, la démission forcée de son poste, tout ce qui faisait sa tristesse et la douceur trouvée dans la contemplation de la nature, cette émotion qu’il nous transmet, on peut se référer à Wikipedia.

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