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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

jeudi, avril 23, 2026

Draps et pluie/pas pluie

 


Réveil dans le gris un peu froid… en changeant les draps je choisis d’enfourner la couverture dans un sac dont il déborde (il faudra que je cherche une solution).. vais avoir presque froid cette nuit !… je constate que je continue à grossir et même si c’est ce que je recherche cela m’agace (irrécupérable suis)… vers dix heures le sac contenant les deux draps étant prêt je sors avec lui 



et je m’en vais vers le blanchisseur/teinturier sous le ciel très couvert annoncé par Météo-France qui ajoutait que la pluie viendrait vers midi et accompagnerait la fin de journée.



L’échange fait je suis rentrée en faisant un détour par la rue du Commerce pour acheter deux savons de Marseille (vrais) pour la lessive



et par le tabac de la place de l’horloge pour le Canard Enchainé… marchant vite sous les paresseuses goûtes d’eau qui commençaient à tomber… la vraie pluie a attendu que je sois dans l’antre.



Plaisir en arrivant dans l’antre de trouver un paquet qui disait : « livre » et qui contenait « Rien que les heures » de Pierre Ménard publié par les éditions JOU (ne me souvenais plus de l’avoir pré-acheté) ainsi présenté par l’éditeur  - Au même instant, dans différents endroits du monde, 146 pays et 396 villes, le temps s’arrête, en alerte. La succession des scènes qui surgissent, des situations qui apparaissent dans le désordre comme autant d’épiphanies, forme une constellation d’instants suspendus, d’arrêts sur image. La juxtaposition de ces multiples strates du récit permet d’explorer simultanément différents points de vue dans une expérience polyphonique. Un lent cheminement qui révèle, de la veille au lendemain, le trait d’union reliant l’espace dans le temps, l’épreuve d’une présence au monde. Un monde où trouver sa place, où il y a lieu d’être. Ce récit n’est pas une invitation au voyage, mais une tentative de capturer l’ubiquité et la simultanéité des expériences humaines à travers le globe. Une traversée immobile qui nous relie aux autres et à nous-même.

Je constate en l’ouvrant avant de faire un petit tour sur internet et de m’occuper du déjeuner qu’il a placé en exergue une citation de Virginia Woolf  - La grande révélation n’était jamais arrivée. En fait, la grande révélation n’arrivait peut-être jamais. C’était plutôt de petits miracles quotidiens, des illuminations, allumettes craquées à l’improviste dans le noir : en voici une. Et même si c’est dans « Vers le phare » (trop longtemps que ne l’ai pas relu… et je ne dois plus l’avoir) cela fait le lien avec Christine Jeanney dont je regarderai/écouterai en début d’après-midi le zoom que François Bon et le collectif de l’atelier du tiers.livre dont j’ai fait partie (ou des membres de celui-ci) ont consacré à son « Marginalia Woolf » (à propos de sa traduction des Vagues)… 



Après avoir eu le plaisir d’entendre leurs voix ai fait un saut au petit Carrefour de la place pour acheter une salade concombre, des mini blinis et un cookie mauvais comme il se doit chez eux,  sous un ciel qui n’en déplaise à Météo France retrouvait le bleu.


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