Qu’il soit Saint ou non chaque samedi (sauf ceux où un empêchement, maladie, voyage ou flemme s’y oppose) respecte avec de légères variantes le même parcours rituel, sous le prétexte de cueillir des photos de fleurs pour en avoir une pour chaque jour aller, puisque le samedi est le jour de ce marché, par la rue Carnot jusqu’à la place des Carmes où se tient le stand d’une très gentille fleuriste, puis en rentrant faire un détour par les Halles et la fleuriste qui est installée avant de l’entrée et terminer par la rue Bonneterie et la fleuriste que fréquentait ma voisine. Je suis donc sorti ce matin sous un ciel de lumière, dans un air encore un rien frisquet remué légèrement par de petits souvenirs de mistral
pour accomplir le rite en gagnant puis suivant la rue Carnot, la rue du Portail Matheron jusqu’à la place des Carmes, me frayant passage parmi les acheteurs revenus mais surtout des bataillons de touristes déterminés à accomplir le trajet prévu sans trop se soucier de ce qui les entourer, j’ai comme de bien entendu photographié un peu n’importe quoi (mais pas tout à fait et comme j’y suis résignée je me suis laissée tenter plusieurs fois et le grand sac que j’avais emmené a commencé à m’être utile (un pot de miel de garrigue, des mini courgettes, trois carottes anciennes, et une petite portion de crevettes sautées à un couple vietnamien sympa).
Ai pris le chemin des halles, mais n’ai photographié de fleurs parce qu’était présente une des employées de la fleuriste que cela agace Ai pris le chemin des halles, mais n’ai photographié de fleurs parce qu’était présente une des employées de la fleuriste que cela agace
Mais suis entrée, retrouvant les touristes fermement troupeaux insécables (du moins au début, ils part lent reprendre un moyen de locomotion vers Ares ou autre ville et un repas); et j’ai nettement alourdi mon sac (avec même un torchon si délicieusement rustique chez la pâtissière la plus snob)
avant de reprendre le chemin de l’antre, ne prenant qu’une photo de bouquet chez la fleuriste parce que j’étais crevée et bousculée, résistant aux tentations de mon chocolatier (j’ai appris que l’habitude des cadeaux offerts à Pâques avait pour origine l’interdiction de manger des oeufs pendant le carême que l’on faisait durcir et peignait pour en faire des cadeaux plutôt air de les jeter… il est logique que devenant plus riches, ou plus futiles, ou moins religieux on ai remplacés des oeufs peints par des oeufs en chocolat, que les oeufs ai amené logiquement à leurs mères poules mais qui peut expliquer les poissons et surtout les lapins sans parler des sophistications plus élaborées) et m’arrêtant chaque fois que je pouvais poser un instant ma charge…




















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