Rude Sire étais-tu ce matin Mistral, rude pour moi qui te croyais mollissant…
Rude Sire fus-tu Mistral me brinquebalant le coeur peureux quand je suis allée vers les remparts jeter des papiers, et rude étais-tu encore pour que je reste un long moment au débouché de la rue, attendant que tu te calmes pour traverser en courant l’espace qui me séparait des boites.
Rude Sire étais-tu toujours, te faisant patelin mais pas trop, juste de quoi te rappeler à mes jambes crispées, pendant que je montais vers la rue de la Petite Fustrerie et le cabinet de gérance pour payer mon loyer et je suppose que tu as triomphé en nous entendant parler de toi.
Rude Sire mais je te narguais, collée au mur en regagnant la rue Saint Agricol pour rentrer dans l’antre me réfugier en passant acheter un cookie chez La Tropézienne avant de terminer mon trajet avec grandes précautions.
Rude Sire restais-tu, secouant ma porte-fenêtre, pendant que le jour suivait son cours et quand tu calmais un peu ton chant je restais trop méfiante pour envisager de te narguer en allant par la ville. Je souhaite que le 1er avril fasse de toi un souvenir plaisant parce que je devrai sortir…







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