Dans la lumière et contre un mistral que l’indulgence seule (ou presque) m’incitait à penser plus faible, je m’en suis allée vers le Carrefour de la rue de la République avec une liste d’achats destinée à boucher les trous dans mes provisions pour les prochains jours.
Le magasin était en plein « réassort » et il me manquait pas mal de choses… ce qui ne m’a pas empêchée d’emplir de bidules moins urgents un grand sac en papier assez lourd pour contrarier les efforts du mistral… bien décidée à ne pas ressortir dans l’après midi.
Dans le vide de ces heures entre autres choses je reprends les photos de ma visite à la Collection Lambert, avec, dans la salle peinte par Sol Lewitt une bizarre installation faisant partie de la seconde exposition « PEEK ! Peek ! PEEK ! avec l’ARC Scénographique du Pavillon Bosio , Monaco ».
Je recopie presqu’intégralement la présentation de cette exposition (à vrai dire c’est surtout de son concept) sur le site la Collection
La Collection Lambert accueille les étudiants, étudiantes de l’ARC scénographique d’exposition du pavillon Bosio (Ecole Supérieure d’Art de la Ville de Monaco) pour un projet de scénographie au sein des collections permanentes inventé à partir d’une sélection d’oeuvres issues du fonds avignonnais. Inspiré de l’univers du playground le projet entre en résonance directe avec les oeuvres en faisant cohabiter les points de vue de l’enfant et de l’adulte.
…
Le playgrond apparait comme une micro-société : un territoire où les enfants expérimentent des formes de relations qui échappent autant que possible aux règles et aux valeurs imposes par les adultes. Comme l’écrit Vincent Romagny dans « Anthologie aires de jeu d’artiste » les enfants ont besoin d’un espace à eux, abrité du regard adulte.
Pourtant ce territoire supposé autonome se heurte aux impératifs contemporains de sécurité : se cacher, ou se soustraire au regard, est presque impossible. Le playground devient le théâtre d’un double regard : celui de l’enfant, acteur du jeu, et celui de l’adulte, spectateur pleinement conscient de sa finitude.
Le titre PEEK ! Peek ! PEEK ! a un rythme sonore léger et ludique qui contraste avec le sens du verbe anglais to peek (jeter un regard furtif) introduisant l’idée d’un regard en décalage, d’une possible tension dans la position de l’adulte qui observe l’espace de jeu des enfants…
La grande salle intérieure qui suit et qui est le lieu de l’exposition présente un espace quasiment vide qui représente bien le souci de sécurité devenbu de surveillance, et l’espace aux couleurs claires et douces qui pourraient plaire à l’enfant tel qu’on le veut… et les quelques oeuvres de la Collection (parmi lesquelles ai salué avec plaisir ce que j’appelle les sabots de Basquiat) peuvent satisfaire le regard des parents, ou enseigner le égard des enfants, ou justifier le parrainage entre l’atelier Bosio et la Collection (sourire)
En sortant de la salle, avant de prendre le petit escalier vers le rez-de-chaussée, on renoue avec l’exposition principale : plaisir de retrouver le Monument Odessa (1989 verre, feuille Canson, carton, ruban adhésif, ampoule) de Christian Boltanski
et dans la boite petite salle au bout de laine bordant la cour des photographie dont « Boris at Central Park » de David Amstrong (1997)
avant de longer la galerie ornée par les chevrons de Sol Lewitt face aux arcades fermées par les vitres peintes par Niele Toroni
de monter une marche vers la salle obscure, pivot entre l’hôtel et cette aile, où sont orientées des photos de Nan Goldin choisies dans l’importante série qu’en possède la Collection, photos dont quelques unes sont exposées dans cette salle ou dans les premières salles ouvrant sur le petit jardin et le boulevard.
Suit la salle consacrée entièrement à une installation de Christian Boltanski « Les images noires » 1995.
et, passée la salle bar/librairie au centre de la façade, en allant vers l’hôtel de Montfaucon, un ensemble titré « la part maudite » de photos (dont une intitulée « Semen & Blood ») d’Andrès Serano.
A la rotule entre les deux hôtels j’ai pris l’ascenseur vers la plus haute salle d’exposition parce que j’avais vu que s’y tenait une exposition sans reconnaître le titre et réaliser que je l’avais déjà visitée… alors j’ai piapiaté un peu avec la femme qui gardait la très grande salle en L, ai repris l’ascenseur et suis sortie au rez-de-chaussée… et j’en ai fini avec la Collection Lambert jusqu’à une potentielle exposition ou des spectacles du festival.























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