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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

samedi, mai 02, 2026

1er mai


 Puisque ce vendredi était le 1er mai et parce que cela m’importe par habitude, par conviction, pas désir d’être solidaire ou pour me prouver que j’existe toujours en ordre de marche, que ne suis pas totalement obsolète, m’en suis allée en robe très courte en jean, avec mon appareil photo dans la poche de ma veste trop longue en jean, je suis sortie vers dix heures cinq


et m’en suis allée, sous un ciel absent et dans un air encore frisquet vers le rendez-vous des syndicats en haut du boulevard Jean Jaurès



J’ai erré parmi ceux qui peu à peu arrivaient, j’ai attendu, j’ai plaisanté, je me suis intéressée aux slogans, j’ai acheté du muguet que j’ai offert à une cégétiste parce que j’ai horreur de cette fleur et qu’elle m’encombrait mais que voulais m’acquitter de mon obole, j’ai salué trois têtes connues,



mon copain (entre cotemporains)


et quand le cortège s’est ébranlé j’ai suivi, dans le cortège ou en marge, avançant, reculant, me glissant, tentant de monter sur des bancs et y renonçant, et dansant plus ou moins discrètement quand le camion de la CGT que je suivais diffusait Bella Ciao



jusque sur la place de l’horloge où j’ai tenté de prendre des photos faisant foule (une fois de plus alors qu’étions pas si nombreux les groupes se formaient, compacts et laissant des espaces et certains tournaient bride avant d’entrer sur la place), j’ai écouté la première prise de parole et puis suis revenue vers l’antre… et le reste du jour s’est écoulé.

1 commentaire:

tanette2 a dit…

Réussies, tes photos donnent l'impression qu'il y a beaucoup de monde.