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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

lundi, mai 25, 2026

Dimanche et une des expos de Lambert

 


Matinée de dimanche sous ciel bleu et chaleur montant un peu plus que la normale saisonnière, lessive, douche, un peu de ménage, lavage de cheveux etc… cuisine, déjeuner, une très courte sieste, un peu de lecture de la revue papier de la Collection Lambert 



et un aller et retour vers le Carrefour de la République, pour des oeufs, des blinis, des petites crevettes, des petits pots de compote pomme, des briques de soupe et un cookie de basse qualité…



De retour dans l’antre, un thé avec le cookie… décider d’en rester à la première (simple fragile qui m’a émue) exposition pour le vernissage à la Collection Lambert 



après l’attente dans la cour (les discours avaient du retard) et après uniquement deux discours grâce à la défection des représentants du département et de la région qui étaient à Cannes (remplaçant leurs chefs) et la ruée courtoise des visiteurs enfin libérés… la plupart restant dans le hall pour une performance, d’autres, dont je faisais partie, préférant commencer à visiter un peu plus tranquillement



La première exposition donc, très modeste, bio se tient dans « l’antichambre » la première des deux salles entre l’entrée dans l’hôtel de Caumont et la rotule qui  le joint à l’hôtel de Montfaucon voué aux expositions provisoires est consacrée à Melika Sadeghzadeh, exposition très simple qui affiche une fragilité qui me touchait… intérêt que la lecture de la grande page dans la revue a nourri.

Melika Sadeghzadeh, iranienne est selon le site « une artiste plasticienne émergente dont me travail interroge les structures sociales, les récits collectifs et les traces que ces systèmes laissent sur les individus et les collectivités. Elle a été formée à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier… »

Dans son entretien avec François Quintin reproduit dans la revue, elle indique, s’en tenant à la description La pièce représentée consiste en un ensemble de gabarits de bois que j’ai récupérés en Iran. Leur forme est celle de meubles d’intérieur assez universels… Ces gabarits sont des objets mais aussi des gestes qui sont transmis. Ce sont des guides pour des objets à produire, un avenir potentiel. Ils ne reposent pas sur le sol, ni contre un mur comme s’ils étaient rangés. Ils sont suspendus. Ils flottent et, dans une danse légère, ils expriment une attente collective. J’ai eu envie de façon intuitive d’y associer des grenades….

La grenade est un fruit très symbolique en Iran.. Elle est présente dans de nombreux poèmes en persan. Ce qui m’intéresse c’est que le fruit cache une multitude comme une sorte de collectif. Je voulais les montrer vides, fragilisés, cassés, comme si le groupe n’était représenté que par son absence d’unité.. et plus loin à propos des gabarits leur suspension ici nous rappelle précisément qu’il n’y a pas de cadre, ni maison ni environnement familier. C’est juste un rassemblement de gestes possibles, outils d’une transition.
La suite de l’entretien insiste sur le côté universel de l’oeuvre. Cela parle bien sûr de ce qui se passe en Iran et de ce que vit toute la diaspora iranienne dans le monde mais je fais attention à laisser ouvertes d’autres lectures. Mes oeuvres ne perdent pas leur sens profond si on ne les rattache pas à l’actualité ou à l’histoire perse.



Quittant la petite salle et la suivante, traversant la rotule je reste devant la porte qui mène aux autres expositions que vais détailler, les prenant une par une ou deux par deux (et sans doute de façon moins bavarde)

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