Constat ce matin en ouvrant les yeux après le chahut décomplexé à une heure et demi du matin de mes voisins et ma mauvaise réaction (j’en ai eu un peu honte donc insomnie)… que je continue (plus lentement il est vrai à maigrir - en étais à 35kgs 100) je me fais promesse de prudence et repos, je renonce à aller écouter à 11 heures et demi au Cloître (Météo France nous promet 36 degrés à 11 heures) « Comment écrire sur la neige ? » avec Han Kang (assez facilement, ce qui n’est pas bien) mais comme je continue à ne pouvoir joindre la billetterie du Festival pour connaitre l’horaire du départ des navettes pou Boulbon où je vais souhaiter lundi soir mes 84 ans avec Molière et le joyeux traitement que lui font subir les belges du tg STAN (1, 2, 3 Poquelin) cadeau que je me fais pour faire passer cette date et auquel je tiens) je décide de tenter de poser la question à la baraque du festival place de l’horloge et d’en profiter pour faire quelques courses alimentaires au Carrefour de la rue de la République)… chapeau sur la tête, nouveau brumisateur dans le sac avec le billet pour demain à titre de preuve, l’éventail et, remontant les marches en constatant mon oubli, appareil photo en ouverture de sac à portée de main,
je m’en suis allée vers dix heures trente me répétant tout va bien tout va bien pour lutter contre ma stupide angoisse (souvenir de samedi soir).
Après un échange comique à la caisse avec une jeune femme qui m’avait rendu humour et un peu de force, suis repartie vers la place de l’horloge, mes achats assez lourds pendue à mon épaule et l’espoir au coeur
d’où une déception coupe-jambes presque un désespoir en constatant que, dimanche étant, la baraque contrairement au Cloître était fermée… mais comme j’ai de la chance un trentenaire qui prenait repos, affalé sur la base de candélabre où je tentais de m’asseoir m’a interrogée, nous avons échangé notre désir de voir cette pièce, nos dates d’anniversaire… dans quelques jours pour lui et pianotant sur son smartphone il a consulté son billet de navette et j’ai eu ma réponse ! : 19 heures)… l’ai quittée soulagée, riant avec lui et le remerciant.
Déjeuner aussi lourd et lentement absorbé que pouvais, sieste, calme, thé…
Et départ vers six heures quand l'air a commencé à perdre quelques degrés, et avec une robe courte, pour aller au jardin du Palais des Papes pour assister à la lecture du Souffle d’Avignon du jour, proposé par leThéâtre des Carmes sous le titre de « Pas sans l’obéissance » de Anouk Dame-Tanguille
Entre quais portuaires en grève et plateaux télé, le spectacle enquête sur ces moments de bascule. 1951, l’affaire Henri Martin, des dockers refusent de participer à la guerre d’Indochine. 1962, à l’université de Yale, Connecticut, le professeur Milgram dissèque notre capacité à obéir. 2009, en plein durcissement sécuritaire et triomphe du pouvoir médiatique, cette même expérience ressurgit sous forme de jeu télé — tandis qu’un groupe de jeunes s’interroge sur l’héritage de ces histoires qui les précèdent.
Plaisir après l’attente devant la porte fermée en haut de la rampe en donnant mon nom au garçon qui vérifiait sa présence sur a liste des réservations de l’entendre me dire attendez et de le voir plonger, attraper son sac au sol, en tirer un livre avant que j’ai le temps de m’inquiéter en me disant « j’avais ceci pour vous de la part d’une amie », ce qui m’a permis de commencer les premières pages du « Journal d’un mot - 4 » d’Emmanuelle Cordoliani assise à la place que j’avais choisi au premier rang en attendant que le public s’installe…
Un spectacle en construction au fil des représentations qui sera programmé, en sa forme achevée, à l’automne au Théâtre des Halles où j’irai certaine le voir (un écho avec Heri Martin, le souvenir des inscriptions sur des façades près du boulevard Bazeilles à Toulon, de mon envie de comprendre, du « je ne sais pas et ce n’est pas pour toi » maternel (certainement sincère) et du début de ma curiosité me mettant en porte à faux entre une sympathie instinctive pour le condamné même si ne comprenais pas mais ressentais et ma famille, dont mon grand père général en chef et homme très admiré essaimé par moi)
Retour toute contente d’avoir supporté finalement assez allègrement cette sortie.
Mardi matin le billet après retour vers cinq heures du matin pour diner et dormir... sera posté dans le milieu du mardi.





















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