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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

vendredi, janvier 12, 2007

Pour la chaîne des cinq choses... Philippe de Jonckheere sur http://www.desordre.net/blog/ y a sacrifié à la demande de François Bon (celui-ci aussi et l'on peut y accéder depuis le premier) et, bien entendu, la réponse est nettement plus profonde que je ne l'ai su ou voulu.
Maurice est parti rejoindre ses chantiers, laissant Cécile chez les parents de cette dernière, et l'hôtel (elle pense la maison) d'Aurélie et Vivien va se trouver vide après le départ de René vers Marseille. Pour le dernier soir, les Icart ont invité Jean-Gaston et Valentin du Bernaux et Raoul de Cayranne, qui doivent pour leur part regagner Paris.
Dans le bureau de Vivien, avant le dîner, Jean-Gaston, verre en mains, admire avec un peu de surprise les livres qui, d'après leur désordre, leurs différentes reliures, semblent destinés à la lecture.
Vivien s'amuse et, avec une rondeur sur-jouée :
"C'est mon bureau - ce sont les livres d'Aurélie (Jean-Gaston laisse ses sourcils se lever très légèrement) - attention à ce truc à ras de terre, c'est son chien - et ceux des garçons. Surtout René - et, bien sûr, je suis certain qu'à Marseille..."

"J'ai entendu dire que l'on était très content de lui là bas."
"Simon Fontanille me propose de le prendre comme associé. Nous sommes en discussion pour les capitaux. Ce serait ta part d'héritage, René."
"Et votre Simon a bien besoin de quelqu'un mieux introduit que lui dans les salons. Tu as du succès René, d'après ce que me dit mon cousin. Tu devrais te marier, mon cher, pour recevoir, et il te faut une maison mais cela fait beaucoup".
Posted by PicasaJean-Gaston interroge Vivien du regard, mais c'est le garçon qui répond, bafouillant un peu, dans son désir de voir cette conversation retomber.
"Simon est disposé à me louer sa campagne - c'est une chartreuse dans un grand parc un peu fou - vous ne pouvez pas savoir, c'est merveilleux."
Les deux étudiants le regardent avec l'envie et la considération que leur semble mériter sa nouvelle importance, mais ricanent un peu quand Jean-Gaston évoque les jeunes filles à marier dans les familles amies ou alliées. René relève le menton et semble préparer une réponse agacée, mais son père pose sa main sur son épaule en lui souriant, légèrement, tête baissée.
Et après le dîner, après le départ des autres, il déclare à ses parents, un peu brusquement, et tremblant en espérant que cet emmêlement de craintes en lui reste imperceptible.
"Père, j'ai choisi ma femme, et..."
"Je sais. On en reparlera, tu veux ? Embrasse ta mère. Tu pars tôt demain, non ?"

13 commentaires:

marie.l a dit…

Ha ! moment crucial semble-t-il... j'attends la suite hé hé.
Bonne journée Brig !

Anonyme a dit…

la fin desrepas va donc maner quelques confidences, mais...j'attends la suite.Bon vendredi Brig

Anonyme a dit…

je ne peux attendre la suite, mais je reviens demain.

Anonyme a dit…

Bon alors la nuit va être courte pour René et longue pour nous qui attendons la suite... Vivement demain Brig !

Anonyme a dit…

...bon, ben, à demain !

Alcib a dit…

Je ne pars pas mais je reviendrai demain aussi.
Superbe le reflet de cette lumière dans la vitrine.
Bonne fin de journée.

Anonyme a dit…

demain, il y aura du monde! j'y serai.
bonne détente.

Brigetoun a dit…

mais demain je vais être maudite ! Maurice, René etc... seront sur la route, Cécile et Angélique-Marie broderont des petites chemises premier âge avec peut-être Mathilde, Anne-Françoise et Aurélie prépareront la future pension de jeune fille et Vivien s'occupera de ses affaires.
Quant à moi je les laisserai faire

Anonyme a dit…

Brigetoun, quand vas-tu te décider enfin et publier tes écrits ? Veux-tu nous forcer ad-vitam aeternam a te supplier ?

Que faut-il faire ? Sauter dans un canal ? Escalader les mamelons de l'église su Sauveur-sur-le-sang-versé ?

Anonyme a dit…

y'a un petit moment que je n'étais pas passé sur ton blog, je vais reprendre les derniers articles, j'ai du louper beaucoup de choses...

Anonyme a dit…

Publié, ça l'est déja ainsi, et de la manière la plus malicieuse qui soit, avec bien plus de liberté, car tout reste possible, merci Brigetoun !
Sireneau

Anonyme a dit…

Son fils va lui parler de son projet de mariage et il se comporte comme si de rien n'était ?

Brigetoun a dit…

le mariage est une question de sentiments, c'est aussi, encore un peu parfois maintenant, et plus encore au 19ème siècle, à un moment de basculement de société comme la restauration, une question de stratégie pour certains parents