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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

vendredi, juillet 07, 2006

ouverture du festival, et curieuse expérience
Nous avons eu une grosse averse qui a rafraîchi mes plantes en cours de carbonisation, sans que j'ai des remords pour l'eau gaspillée - et entre sommeil et paresse, j'ai laissé couler la journée - pour aller voir, comme suggéré par Céleste le 14 juin, From Médée.
Et en rentrant je me demandais comment diable, depuis mon ermitage, faire du battage pour ce spectacle perdu dans la marée - car j'étais seule, à part l'éclairagiste et l'une des permanentes du Théâtre (Monte-charge, en temps normal Cinévox, place de l'Horloge, à 20 heures 30). Et dans ces conditions de jeu, tout de même assez spéciale, l'émotion est passée. Simplement à la fin, au lieu d'applaudir, je leur ait dit que nous faisions du bruit pour dire merci, ne pouvant en faire assez avec nos mains (la dame et moi) et nous avons ri; un peu.

Je reprends le résumé dans le programme du off - pièce de Grazia Verasani (entre autres chez Métalié un polar Quo Vadis baby que je n'ai pas lu et dont on a tiré un film) - "Rina, Eloisa, Marga, Vicenza, quatre femmes différentes, mais liées par un même destin. Recluses dans une prison psychiatrique.." On parle d'expiation, de condamnation intérieure, de promiscuité, de quotidien, de confidences sans justification de ces infanticides.
Sur un tout petit plateau, quatre lits, une table et des chaises de cuisine années 50, un rideau pour les entrées et sorties. Découpé en segments, séparés par des noirs, le texte est simple, quotidien, parfois amusant (il devrait l'être un peu plus je pense, pour augmenter la force de l'ensemble). Quatre actrices très différentes pour quatre personnalités qui ne le sont pas moins. Mais la complicité de cette vie en commun passe et j'ai failli, dans l'intimité de la salle, y participer, dans un de ces échanges vagues avant le sommeil, convivialité minimum des dortoirs.
Les deux personnages les plus fort sont : Vicenza, calme et pragmatisme apparent, catholicisme, pulsions pour la nourriture, et désir d'écrire - qui se pend.
Et la plus émouvante à mes yeux (la plus belle aussi) Marga qui n'avait pu ressentir rien pour son enfant, ni son mari, parfaitement conforme et admirée pour cela, se sentant coupable d'être si parfaitement déconnectée dans sa dépression. Marga qui se trouve bien dans ce centre, fait des robes et des poèmes, et reste un rien secrète, et orgueilleuse. C'est à elle que revient l'oraison funèbre, pendant que les deux autres défont le lit. Que le public vienne.
Ce soir cour d'honneur, sous de belles étoiles j'espère - tout à l'heure la lune régnait.Posted by Picasa

10 commentaires:

Anonyme a dit…

Quel est le journal qui titrait hier sur l'Ouverture du mondial de théâtre à Avignon?
Je vous souhaite un bon festival, que nous suivrons sur votre blog.

marie.l a dit…

le lune est en devenir et pleine dans quelques jours... cela sans rapport avec ton billet, sauf pour la photo que je trouve très belle... Pour le texte, je souhaite que de nombreux spectateurs potentiels le lisent et ton "battage" aura fait effet... je suis loin mais un tel spectacle me conviendrait, j'en suis sûre !
Bonne suite de festival Brig !

Anonyme a dit…

Merci de nous offrir d'assister au Festival. De loin, par mon petit écran, l'impression que j'en ai est moindre qu'avant... avant l'année que les intermittants l'avaient fait annuler...

Brigetoun a dit…

le ministre venant aujourd'hui ou demain les intermitents devraient se manifester

Anonyme a dit…

J'adore le théâtre ! mais ce n'était pas Batabas qui devait faire l'ouverture du festival ?
Régale toi !!
Belle journée !
OLIVIER
Le drapeau ressemble au drapeau tibétain...

Brigetoun a dit…

Bartabas a ouvert un jour avant le reste - mais extérieur - et je vais te décevoir : je n'aime pas

Anonyme a dit…

çà commence mou le festival ou ce spectacle n'était pas prisé. Mais du moment que la lune est belle.

Anonyme a dit…

maintenant c'est moi qui vais t'envier, ils me restent de beaux souvenirs de ces festivals d'Avignon, et les diners chez Mamie Rose...

boukad a dit…

tu as de la chance !!!Avignon , festival !!!!
belle journée !

Anonyme a dit…

merci Brigetoun, d'etre ellee voir la piece et d'en parler si bien. j'ai adore la traduire et je comprends en te lisant aue je suis parvenue transmettre l emotion. j espere que le public viendra, pour le texte, pour les actrices, pour l'auteur, pour ce type d'oeuvre, differentes et universelles.
merci aussi pour tes visites a mon blog et tes commentaires. je vais continuer.
a bientot