mercredi, septembre 30, 2009


que dire ?

écrasés ils ont été
par les murs de la ville,
la discrétion imposée,
gommage de la beauté,
et les passants fugitifs,
tendus vers leurs buts,
ou noyés dans un songe,
inconscients, ne les voient pas,
mais survit
leur élégance,
et leur sveltesse
enchante la géométrie de la rue

un peu de temps encore

pour que les arbres
baisent la pierre,
pour que les feuilles
fassent palpiter l'ombre,
avant le dur soleil froid
de l'hiver

interdiction faite au feuillage

10 commentaires:

mirae a dit…

c'est magnifique Brigitte,surtout-le dur soleil froid de l'hiver j'aime la tension de ceparadoxe..

tanette a dit…

Pourvu que cette interdiction au feuillage n'aboutisse pas à un gros...élagage ! Bonne journée.

JEA a dit…

sur l'écorce du platane comme des larmes de nuit étoilée

micheline a dit…

Il faut bien que nos murs s'habillent de reflets

Valy a dit…

Magnifique ce texte (poème) tout en tension et douceur mêlées , une chute comme un couperet.

Avignon a dit…

Les interdits ont-ils un sens ? Je cherche toujours...

pierre a dit…

Les feuillages ne sont jamais si beaux qu'au moment de disparaître.
Une palpipation
sur l'ombre des murs

joye a dit…

Tu nous tisses une rêverie superbe, là, brige. Les photos et les mots vont superbement ensemble, comme des fraises et une coupe de champagne.

Muse a dit…

Qu'il pousse en toute liberté et que tes mots s'envolent dans leur feuillage

Gérard a dit…

les arbres ne seraient plus prioritaires, encore un mauvais coup de la droite.