lundi, octobre 05, 2009

dimanche matin, le ciel indécis, que j'avais vu au réveil, avait retrouvé un bleu profond, sans humidité transparente, quand suis revenue vers lui, après massage de mes jambes d'un très beau violet, avoir lavé mes cheveux, les avoir enrobé d'un baume fleurant bon le miel. En mordant une navette, j'attendais le vent

Le vent n'est pas venu mais, au coeur de l'après-midi, des clameurs qui m'ont poussée dehors,

pour trouver de très jeunes dompteurs de taureaux, très domptés, des tables pleines de gens à foulards rouges, des admirateurs, une batterie, une Camargue sans sauvagerie, grands espaces, ni ce silence qui n'en est pas tout à fait un mais nait des petits bruits des feuillages, de l'herbe, des pas

ce pays qui n'était présent que dans le calme serein d'un îlot devant les tableaux de la galerie

mais je n'avais pas leur force d'abstraction, et, après avoir joué des coudes pour m'approcher un peu des danseurs, comme tout ceci était très sympathique mais ne retenait pas très longtemps mon attention, comme je n'avais pas envie de boire un coup avec les gars devant le bar improvisé (ou le prétendant), ni de m'asseoir à une des tables, d'ailleurs pleines, pour manger de la gardiane ou autres nourritures, j'ai franchi les remparts

et suis allée arpenter, dans la poussière chaude qui sentait encore l'été, la longue allée entre les associations.

Il y avait un peu de tout, certains stands surprenants, quelques uns servant de vitrines pour des cours, et puis les anciens combattants, le langage des signes (et j'ai plaisanté un moment avec eux en leur demandant d'excuser mon ignorance), l'accompagnement des mourants, le droit aux logements sociaux, Admisty International, mais pas le MRAP, Emmaüs, des cyclistes, quelques groupes qui m'étaient assez antipathiques, le tutorat pour lequel il m'aurait fallu une voiture ou plus de force ou une autre adresse, ce que je regrette, le parrainage d'enfants du Mékong (et j'ai « taillée une bavette » avec une dame charmante, mais ne peux assumer plus de deux), des joueurs de cartes etc..

en fait, ou cela ne m'intéressait pas ou il me manquait mobilité ou finances, mais une ambiance agréable.

Il y avait aussi des chrétiens, des laïcs, un groupe qui « chantait le blues » avec une conviction digne d'un meilleur résultat, et de blondes danseuses en sari (sauf une, âgée et belle).

5 commentaires:

micheline a dit…

Da quoi faire son marché, en marchant!!
et excuse pour cet affreux jeu de mots!je suis mal réveillée!!

jeandler a dit…

Bien sympathique, ce rassemblement, sur les pas de Michel, hier.
Pour tous les goûts;
et tu sembles y avoir pris quelque plaisir.

JEA a dit…

il y avait aussi un archer-type ?

Avignon a dit…

L'été est resté !
C'est le pied !

Muse a dit…

un Avignon vivant...une foule, un monde qui commence à me manquer. Pour moi le samedi dimanche c'est d'abord repos...