vendredi, octobre 16, 2009

Les terrasses de la plage de l'horloge ont confirmé à ce qui restait d'esprit gelé en moi que le pantalon de toile blanche et le jersey de coton, même à manches longues, même en y joignant un veston de fine gabardine, n'étaient plus de saison.

Coudes serrés contre ma taille, comme pour y entrer, je n'avais, en avançant, pour me réchauffer que la luminosité pure du ciel, qui découpait froidement, clairement, nettement, avec une précision dure et parfaitement belle, toutes les surfaces sur l'azur, et la petite joie qui me venait de cela et du mouvement des jambes.

Bon, et puis il y a eu ceci, venu dans mon appareil je ne sais quand ni comment, et que je garde parce que je l'aime bien, comme une plongée intérieure en douceur, en chaleur, avec cette indécision et imprécision, irrégularité, de la vie, une absence d'harmonie et de sens, et des taches pour souligner le rose, comme une petite douleur pour sentir le corps - et les mots y tournent en voulant faire éclore une idée.

7 commentaires:

Avignon a dit…

Oui, c'est bien ça. Il faut laisser les appareils prendre des photos tous seuls.

albin, journalier a dit…

une surprenante image photographique que vient doubler une belle image mentale.

Muse a dit…

laissons l'hiver arriver puisqu'il le doit mais promettons lui de le chasser bientôt...

jeandler a dit…

image prise au foyer de l'objectif
la chaleur concentrée
dans tes mains

Valy a dit…

Très beau votre texte et cette image, flottante et saisissante à la fois .

arlettart a dit…

Découvrir ce qui s'imprime et voir autre chose est un exercice passionnant un peu comme une écriture automatique sans contrôle
une image abstraite qui se révèle

J.M. a dit…

beaux plaisirs à observer vos images et à vous lire