jeudi, octobre 22, 2009

Madame, en son salon, lisait des vers de Monsieur François de Maynard que tant aimait sa mère en son jeune temps, et, l'imitant, par dessus son épaule, je soupirais

« Il m'écrit que les beaux esprits

Ne sont payés que de mépris

Tant l'ignorance se fait grande,

Et que le savoir décrié

Est un saint qui n'est plus prié

Et dont l'autel est sans offrande.


Il m'écrit qu'au temps d'aujourd'hui

La Justice n'est plus l'appui

De la faiblesse intéressée,

Et que les antiques beautés

Dans l'or des cheveux achetés

Cherchent leur jeunesse passée.


Il m'écrit qu'un petit commis

N'oserait traiter ses amis

Si tous les plats n'avaient de l'ambre,

Et que son coeur est abattu

D'avoir appris que la Vertu

Est malade et garde la chambre. »


Oui da, Madame, les temps sont immuables.

7 commentaires:

Michel Benoit a dit…

L'Humanité sera toujours humaine, non ?

Avignon a dit…

Il n'y aurait qu'à travers ses œuvres qu'elle puisse révéler une certaine "inhumanité"... le terme étant très mal à sa place, car inhumaine elle paraît souvent l'être dans ses actes.

jeandler a dit…

C'est bien mal parti, mon cher Michel quand à l'humain rien ne répond que l'inhumain.

Immuables sont les temps
rien de leur torpeur
ne les sortira

Gérard a dit…

c'est du vieux françois ! oui da ?

brigetoun a dit…

du brigitien

arlettart a dit…

Et comme tout cela est bien dit!!!

joye a dit…

Parfaitement.

Beuh, tant pis pour eux !!!

Who needs 'em, ces gros jaloux ignorants ?

;-)