dimanche, octobre 11, 2009

te regardant, toi et ton ami ou frère, je ne peux m'empêcher de frémir, de craindre un peu le moment où vous vous lasserez de jouer, où une idée de tartine de confiture vous viendra, ou la lassitude, ou l'heure du bain et du dîner.

mais en reculant, en levant les yeux, je vois vos deux compagnons et comprends que vous n'êtes pas gamins heureux mais esclaves exploités par les maîtres de cette maison, pour parer, abriter leur tendresse - esclaves bienveillants, petits protecteurs recrutés de force.

et ce matin, yeux plus frais, je vois que, loin de soutenir le balcon, vous le tiriez vers le bas en vous balançant

7 commentaires:

joye a dit…

Oh, bravo, brige !!!

jorge.g. a dit…

Cette adresse m'a apportée la graduelle connaissance d'une région inoubliable. Mes remerciements.

jeandler a dit…

Quel regard décapant sur ces putti!

Avignon a dit…

Adorable façade... Mais on peut toujours parler, ils restent de pierre.

brigetoun a dit…

je sais que tu l'aimes bien aussi Michel

mirae a dit…

j'adore cette sculpture et votre dialogue en pierre.
Vous êtes gâtée d'avoir ces dialogues dans vos rues...

merci
bises***** belle journée.

Gérard a dit…

Témoin d'une sérénade à l'occasion