samedi, octobre 24, 2009

Vendredi, dans la lumière revenue de ce nouveau matin, qui se levait en buvant l'humidité, verticales d'ocre rayonnant, hissant le jeu des quadrillages, pavage, rais de clarté, masses dans l'ombre, gloire encore un peu frigorifiée dans un air apaisé.

Sur le rectangle d'ombre découpé sur la façade qui se dore, ou son reflet, quadrillage de bois blond, pour soutenir le rectangle de la toile qui me fait, comme d'autres, de ce peintre dont je n'ai pas noté le nom, exposées actuellement chez Ducastel, apperçues près d'elle dans l'ombre de la boutique, aimer une vision, un traitement du paysage, ramené à des formes essentielles, perspectives de rectangles en fuite dans une lumière mourante, retenues par les deux verticales dérisoires des lampadaires.

Ne gardant que les verticales et la fuite, coulée de lumière compressée entre les parois dont elle révèle la clarté cachée sous les couches de crasse, emportant la ruelle vers le massif d'une façade noyée, petite découpure verticale, trace de la rangée horizontale des maisons qui borne l'élan.

Pour en arriver, avant que je me consacre à des achats triviaux et nécessaires, à ce bel équilibre, géométrie satisfaite et tranquille, s'affirmant en dominant une façade banale.

12 commentaires:

D. Hasselmann a dit…

Jolies géométries, le bleu et le blond se marient au petit matin sous un objectif attentif.

jeandler a dit…

Tranquille progression depuis ces verticales oppressantes jusqu'à la plénitude reposante de ces horizontales classiques.

OLIVIER a dit…

Très belle harmonie dans tes photos ! Avec ton accompagnement de mots si justes !
J'aime la 1ère, dommage que ce soit vide...
Bon week-end !

DUSZKA a dit…

Superbe et doux. Juste ce qu'il me faut en ce moment. Beauté et douceur pour une autre paumée qui flotte. En plus, suite à ma"castration" intestinale, mes dents foutent le camp, pour les aider on m'en a enlevé trois hier... Un gros trou dans mon sourire qui se fige un peu. Alors, je viens chez toi prendre de la ressource, et c'est toujours du bon, du très bon. Merci !

jedaen a dit…

bonjour chère Brigitte, belle couleur tracée par vos mots et vos photos.Oui j'aime cette géométrie oui cela nous donne l' équilibre-est-ce que c'est moderne?

belle journée magique.

Sylvaine V. a dit…

Ce rectangle d'ombre découpé...vaut toutes les châtaignes...

joye a dit…

Difficile à savoir quelle est la plus grande injustice de vivre en exil pécuniaire de l'Europe, mais ta première photo me fait penser que c'est le manque de terraces par ici.
Injuste ! Injuste !

;-)

brigetoun a dit…

remarque elles vivent leurs derniers jours, jusqu'au prochain printemps

micheline a dit…

ben voilà, avant de lire,je viens te dire que j'accède à nouveau à ton blog,à jour, sans avoir fait autre chose que de cliquer sur ton nom dans mes favoris comme d'habitude et que j'ai reçu en 6 ou 7 exemplaires chez moi un mail m'annonçant tes commentaires.
Que le dieu de l'informatique que je ne crois pas avoir sollicité soit remercié.
à plus et bonne soirée.

Gérard a dit…

Même les parasols droits dans leur botte ont pris la couleur automnale.

arlettart a dit…

Ce vendredi lumineux j'étais dans vos images mais pas le temps de flâner ....pas de de course et déception devant 3 mais très beaux Simone Martini !!! et les suiveurs bien sûr
PenséesAA

brigetoun a dit…

j'avais plusieurs siècles de différence