jeudi, novembre 05, 2009


une bâtarde
Cheminant dans l'idée du frimas,

amis, de repos nous vint désir
avant les temps de renfermement.

Près d'un grand pot de blancs cyclamens,
amis, deux chaises avons trouvées,
cheminant dans l'idée du frimas.

Manteaux ouverts, assis ou debout,
caressés par un rai de soleil,
avant les temps de renfermement.

Nous sommes restés un beau moment,
souriant, béats, car las nous étions,
cheminant dans l'idée du frimas
avant les temps de renfermement.

10 commentaires:

joye a dit…

Tout d'abord, tu m'apprends le mot "frimas" !!! MERCI !

Et ensuite, je reste bien admirative devant tes vers subtilement sinueux.

B-r-a-aaaaaaaaaaaaah-v-o !!!

micheline a dit…

sobres, rigides lignes métalliques et fenêtre grillagée pour faire face à l'adversité , seul un blanc cyclamen reste exposé..

JEA a dit…

Il y avait la bâtarde de Violette Leduc. Puis celle d'Elif Shafak. En voici une en Avignon...

brigetoun a dit…

la bâtarde est la forme villanelle tordue

jeandler a dit…

Cursive, incise
jambages pleins
liaisons arrondies
sensible et inclinée
baroquisante.
Faite main.
Belle écriture en rondo.

Gérard a dit…

Carlas nous étions ! tu fais dans le mannequinat ?

Muse a dit…

il est vrai que la mauvaise saison s'annonce et que je vais avoir deux bons mois de difficile à passer. En te donnant un peu de courage, je m'encourage un peu.

Valy a dit…

Ai lu votre texte ce matin, le copier était nécessaire et le relire tout autant,de beaux mots pour traduire ces diffuses sensations hivernales qui nous pénètrent en ce moment. Et merci de m'avoir appris la bâtarde et la villanelle, en quoi celle-ci est -elle tordue ?
Elle m'a bien accompagnée et merci.

brigetoun a dit…

ne rime pas - et je ne sais pas si les neuf pieds sont très orthodoxes, mais j'avoue que je m'en moquais un rien - m'amuse

pierre a dit…

Il n'y a pas de plus beau plaisir et des plus anodins que celui que l'on s'offre.