jeudi, décembre 10, 2009

Matinée où la marche était plaisir, vers, très prosaïquement, un bureau de poste pour envoyer un coeur, et puis le teinturier.

Dans l'après-mididi, au sortir de la sieste, puisque une contribution m'était demandée à un petit groupe d'écriture sur Facebook, « le vivier poétique » et comme je me sentais paralysée, repris dans les archives de http://ossiane.blog.lemonde.fr et de « paumée » des bidules dont j'avais la faiblesse de ne pas être totalement mécontente, et me suis battue, maladroite que je suis, avec une mise en page (sans arriver à incorporer une photo) et l'enregistrement sur Calameo, ce qui a donné, si le coeur vous en dit

http://fr.calameo.com/read/000115599b17bc3c8bb7a

J'étais, le soir, invitée (moi et beaucoup d'autres) à l'opéra pour le « tremplin jeunes chanteur », avec un joli et assez long programme allant de Mozart à Bizet, que je n'ai pu avoir, parce qu'il commençait à en manquer quand je me suis installée, et que j'ai accompli l'exploit d'envoyer mon sac dans les tréfonds de l'avant-scène ce qui nous a suffisamment occupés, une ouvreuse, un mécanicien et moi pour que je ne me mette pas en quête.

Accompagnés (fort bien) par Kira Parfeevets au piano, il y avait :

Wang Xin, tête ronde, costume noir sur cravate or, souriant, sobre, ténor assez éclatant et sensible.

Ilya Silchukov, allure de pilier de rugby, baryton sensible à la voix chaude (avec un peu tendance à rester dans le forte, et un accent qui aurait cessé d'être charmant s'il avait été un tout petit peu plus prononcé.

Wu Ai, mezzo, dans une coulée de satin prune, belle voix sans la souplesse de l'autre mezzo,

Julie Robard-Gendre, grande, mince et brune, en rouge, spirituelle, voix de caramel, mouvante, qui nous a donné entre autre un très joli air de Carmen

Clémence Barrabé, future Castafiore, robe plissée bleu moyen, blonde, sans beaucoup de menton, une belle virtuosité

Mais je lui ai préféré, pour une voix plus souple, et tout aussi belle, une jolie façonnnnn de « jouer » ses airs, Marion Tassou (qui a entre autres donné joliment, avec Ilya Silchukov, le duo « là ci darem la mano » de Don Juan.

Et après qu'ils nous aient chanté en choeur « c'est l'amour » m'en suis allée.

12 commentaires:

JEA a dit…

Dernière photo : "la belle époque...". Pourquoi la nostalgie ne serait-elle plus ce qu'elle était ?

Mathilde a dit…

Et dire qu'il y en a qui s'ennuient quand ils ne travaillent pas ! Ce n'est certes pas votre cas, où on sent bien qu'une journée ne comporte pas assez d'heures.
La dernière photo est sublime, bel ensemble intemporel.
Passez à nouveau une bonne journée Brigetoun !

andrée wizem a dit…

bonne idée de rassembler ces textes que j'ai eu plaisir à retrouver...

votre collection de ciels bleus est infinie...

micheline a dit…

alors, comme ça tu jettes ton bonnet(pardon ton sac) par dessus les moulins(pardon par dessus les entraves?

Avignon a dit…

Très jolie la troisième photo je trouve.

brigetoun a dit…

merci Monsieur

Gérard a dit…

Tu as récupéré ton sac rempli de Mozart et Bizet ?

jeandler a dit…

et la mise en page sur Calaméo,personne n'en parle! Superbe!!
Compliment et le texte un régal. Feuilletez, tournez les pages...

brigetoun a dit…

j'ai récupéré mon sac avec la clé de ma maison

Muse a dit…

J'ai eu l'occasion de les entendre l'une ou l'autre fois ces jeunes talents. Vais me laisser tenter par Noël du Liban, dimanche prochain...

jedaen a dit…

chère Brigitte,

la dernière photo me met dans une transe ha ha non mais presque.....

joye a dit…

Waouh, brige, chez moi, on ne demande qu'une petite dédicace, mais chez toi, on demande des contributions à ses lettrées ?

Waouh !

:-)