dimanche, juin 20, 2010

J'ai choisi le moment où le temps indécis penchait pour le gris, et où sifflotait un petit vent, pour partir, en évitant de finir d'effacer les derniers dessins d'enfants pour la fête du bonbon (mais j'ai du attendre un moment qu'aucun pieds ne foule celui-ci)

afin d'attraper un bout de la fête de la Tour Saint Jean, à côté d'elle, tout à côté, au Conservatoire de musique. Je suis arrivée un peu après 16 heures, pendant que, assez longuement, se produisait un choeur d'adultes. (cliquez sur les montages, c'est un peu mieux)

Je suis entrée, j'ai découvert l'existence d'une jolie cour intérieure, et me suis plantée devant le diaporama (un peu déserté parce que l'heure était creuse et qu'il était projeté depuis le matin), monté par Michel Benoit, avec des photos d'archives, des cartes postales, colorisées ou non, quelques unes de ses photos (son site http://avignon.midiblogs.com/)

J'ai fait connaissance des vieux commerces de la rue du Vieux Sextier, vu la libération, la construction des anciennes halles et de l'actuelle etc... et découvert l'existence de la commanderie dont je pleure désormais la mort, sachant qu'elle était là, avec sa façade bellement rythmée.



et puis dans un petit vent frisquet, dans la musique pas mauvaise du tout, dans l'attention des parents, des amis, des rivaux, des professeurs et des passants, j'ai écouté trois groupes de «musiques actuelles» - le premier a joué avec deux batteurs convaincus, plutôt bons, et attendrissants, et j'avais une envie folle, que j'ai gardé pour moi, de vêtir d'avantage la très jeune chanteuse



Je ne sais pas si c'est la sympathie que dégageait la chanteuse du deuxième, nature, belle bouche, regard intelligent, mais le ciel s'est dégagé peu à peu. Me suis assise, ai regardé le bleu, écouté le début du groupe suivant – l'ami Michel n'était pas là pour que je le félicite, et j'ai été frappée par cette évidence : j'étais incapable d'attendre 19 heures 30, le buffet amical et le fromage promis, alors me suis relevée dignement, ai pris une dernière photos de canailloux bien sages et m'en suis allée quelques minutes avant son arrivée à 18 heures. (Il va falloir que je m'aguerrisse sérieusement avant le festival).


J'ai suivi lentement la rue Carnot pour profiter de cette merveille qu'était la lumière revenue et la tiédeur à l'abri du vent, plus rapidement la rue des Marchands, en fendant les groupes de flâneurs du samedi soir et suis arrivée en haut de la rue de la République juste en même temps que le premier char de notre «gay pride» locale.




J'ai souri, pris les photos que pouvais, entre les admirateurs, amis, badots, etc.. en évitant que la foule en liesse me flanque par terre, loupé un très beau tatouage et quelques autres réussites à cause de l'enthousiasme de ma voisine qui se jetait au cou de tout ce qui passait devant elle,

et je les ai quittés devant la mairie, because fatigue, because bien vus, charmants trouvés, et drôles, avec détermination ou nature, et parce qu'il me semblait évident qu'une fête nocturne se déroulerait tout à côté de mon antre (3 boites) et que je voulais déhaler un peu.

J'ai trouvé devant l'opéra le dernier mariage, souriant d'avoir été délogé. Lui ai dédié silencieusement le dernier nuage du canon, et suis descendue vers le Rhône et ma tanière. Si fête il y a elle est incroyablement discrète.

13 commentaires:

Danièle Duteil a dit…

Tout se déroule un peu comme dans un Est-ce l'heure avancée ? Belle atmosphère.

micheline a dit…

quel foisonnement de vie, abondances de photos extra ne nuisant pas!
et peut-être samedi jour préféré des mariages y ajoutant

fardoise a dit…

Une journée bien remplie. Pour les dessins d'enfants, cela confirme ce que j'avais constaté, les gens ne les remarquent pas.
Surprise, et photographiée, je suis étonnée de ne pas t'avoir vue...

Avignon a dit…

Je n'ai pas vu grand'chose de tout ça ! C'est plaisir de le voir ici.
Je suis passé en ville et ai remonté la rue de la Ré dans l'après-midi : je n'ai vu aucune parade...
Nous ne sommes pas restés pour le buffet du soir.
Mais toi tu es foison !

brigetoun a dit…

Fardoise moi aussi je n'ai pas fait attention, excuse moi - j'étais un petit truc en pantalon gris unique de lin olive et saharienne brune, mais je m'amenuise faut croire.
Foison peut être mais là carcasse renâcle et je devrais aller aux provisions? on verra après le café. Mais je crois que si je savais me servir de mon beau thermomètre je me trouverais de la fièvre

tanette2 a dit…

Un entraînement pour le festival qui approche ta journée d'hier..
Bon dimanche.

Gérard Méry a dit…

Que j'aurais aimé être là pour ces déambulations de la rue !

joye a dit…

Waouh, quelle visite ! je comprends que tu es fatiguée ! Merci !

cjeanney a dit…

aurais adoré voir cette gaypride avignonaise (mais me serais retenue de me jeter aux cous passants par peur d'abimer les costumes, perles et fleurs et plumes en ailes de drôles d'anges)
(et pas étonnante cette fatigue, je comprends)

pierre a dit…

Il fallait être dans la rue ce jour à Avignon.
Etre avignonnais ou ne pas être.
Quelle journée!

Pierre R. Chantelois a dit…

... j'étais un petit truc en pantalon gris unique de lin olive et saharienne brune

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Je ne pouvais passer sous silence cette délicieuse description. C'est vrai qu'il y a foison de photos... mais si foison il y a, plaisirs et délectations sont également au rendez-vous. Nous avons aussi une gaypride à Montréal très haute en couleurs et en breloques.

Pierre R.

Nathalie a dit…

Chère Brigetoun, j'aurais volontiers échangé mes jolies Martine en perruque rouge pour le strass et les plumes de la Gay parade si j'avais su qu'ils étaient juste à quelques rues de là. Je suis bien jalouse de ton récit. L'année prochaine...

Nathalie a dit…

Mais ce qui y rajoute encore un charme inimitable, c'est ton écriture. Tu racontes comme personne, tu es unique.