lundi, juin 21, 2010

Dimanche matin à Avignon

Panier vide sur le chemin du marché, dimanche matin, dansant dans le vent qui chante, siffle, gronde sur nous, et qui a emporté ma migraine et mon sentiment d'être malaaaaade.

y a trop de vent pour parler, et je grossis trop pour penser, mais mon doigt sait encore, plus ou moins habilement appuyer sur le déclencheur, alors, marée



ce que fait le vent (et après midi à chasser feuilles dans cour et cuisine)





les belles et bonnes nourritures de Provence

un panier au début du marché, encore raisonnable (ai du poisson pour une famille aux goûts discordants)

une photo, floue parce que volée, de mon fromager (ou crémier comme on disait dans mon enfance), après échange admiratif sur celle prise par Michel Benoit http://avignon.midiblogs.com/archive/2010/06/17/dous-vint-an-apres-l-oustau-dóu-froumage.html



les animations dans l'allée centrale (et mes yeux nostalgiques sur le melon-poison)


et les oeuvres des enfants d'Avignon (autres meilleurs chez Nathalie pour le melon http://avignon-in-photos.blogspot.com/2010/06/pick-your-melon.html et chez Fardoise pour les bonbons http://encrer-le-monde.over-blog.com/article-les-fondus-du-bonbon-52576433.html ) oui je ne pense pas, j'imite, en mineur.

Bon, pour équilibrer texte et photos, et parce que j'ai plusieurs paragraphes des glossolales qui ne sont pas venus se poser ici, celui-ci

C'était des cieux instables, mouvants. Et, habituée que j'étais à louer, avec petite plainte, notre ciel d'un bleu dur, violet profond, noyé de violente lumière, plaque dure qui niait l'air, celui qui régnait impérial en été, qui symbolisait le froid coupant de l'hiver, je dégustais l'apparition de nuages arrondis, dorés par endroits, en sous face, ou des longs filaments qui filaient à la poursuite du vent. Je les dégustais un temps, avant qu'ils s'unissent, stagnent, que des plafonds sans vraie couleur, d'un gris sale, d'un blanc fade et neutre, descendent peu à peu vers nous, deviennent de plus en plus sombres, d'un noir puissant, éclatent en ondées violentes, ou, pire, de plus en plus souvent, me semblaient-ils, s'éclaircissant légèrement, retrouvant leur absence, laissent filtrer une petite pluie obstinée, rappelant une Bretagne dé-iodée. L'humeur sombre, les yeux levés, j'en venais à détester les climatologues catastrophistes, leur attribuant une influence improbable.

7 commentaires:

Pierre R. Chantelois a dit…

Malheur. On ne peut plus faire ses petites emplettes sans qu'une pluie nous tombe sur la tête. Un vrai malheur ;-)

Pierre R.

micheline a dit…

ouais, les goûts discordants!
:à point, bleu ou saignant??pas le poisson bien sûr!!!alors grillé, bouilli,mijoté, mariné, cru???
et de Méditerranée pour sûr!

arlettart a dit…

Seriez -vous du signe des poissons?????
Ils reviennent souvent hanter vos pages et votre regard s'attarde avec complaisance et jouissance même sur leurs formes et couleurs avant d'être dégustés

brigetoun a dit…

ne me suis nourrie jusqu'à près de 60 ans que de salades et de poissons, et quelques légumes, ne me reste que le poisson plus des choses que je n'aurai jamais envisagé manger comme patates pâtes ou pain

fardoise a dit…

Merci pour la citation, et pour la promenade. Ce dimanche a été plutôt migraineux pour moi aussi, le vent sans doute.

tanette2 a dit…

Belles photos, beau travail de sculpture sur la pastèque..

Gérard Méry a dit…

Tu n'as pas oublié ton poisson ...je m'invite !