mercredi, juillet 28, 2010

Avignon – abandon – ne garde que flamenco et amitié – et recycle

Matinée sous ciel charmant et ventelet à petites bouffées de force... des projets vagues pour la matinée, et puis me contente,

dans mon proche quartier, de me procurer pommes de terre, croutons, navettes, jeune fusain et plante à petites fleurs bleues (aucune idée de son identité, fait une tache dans les verts).

Me vois dans une glace de la fleuriste, me trouve l'allure d'un squelette hideux de ne pas avoir perdu toutes ses chairs.

Déjeuner, et sieste en attendant de partir au théâtre des Halles voir «Kichinev 1903» comme j'en avais envie depuis le début du festival et pour lequel j'ai acheté un billet lundi. Et puis réveil, instable, trop tard.

Décide que, décidément je n'y irai pas, et pourtant cela me tentait bien

http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2010/02/22/kichinev-1903-ou-a-la-recherche-d-un-avenir_1309357_3232.html

Je me cramponne un peu, ne repasse toujours pas, tente de trouver une photo qui m'inspire un paragraphe pour le convoi et n'y arrive pas.

Je puise tout de même dans ma réserve et en sors deux anciens pour les mettre ici, dont le premier pour lequel je suis incapable de trouver quelle peut bien être la photo correspondante, et qui, à vrai dire, ne me plaît guère. Alors, in memoriam, je prends celle-ci du mur végétal quand était dans toute sa gloire (je pense qu'il s'agissait d'un macaron) :

Sois béni d'être là, et si merveilleusement intelligent. Sois maudit pour ta sollicitude et ton désir de remettre en ordre mes pensées. Sois béni pour ce que tu m'a apporté, parce que j'avais envie de te croire. Soit maudit pour le fracassement de ce que je croyais aimer, être. Sois béni pour ce vide que tu as fait. Sois maudit pour les graines un peu trop personnelles, un peu trop défraîchies que tu as tenté de m'imposer. Sois béni pour la liberté que, de toute la force nouvelle que tu as provoquée, je vais prendre en t'oubliant.

Alors, celui-ci

Dans le bleu brulant, dans le gris mort et vaguement humide, dans les bourrasques qui lui parvenaient au ras de la cime des remparts, la terrasse était souvent vide, sans doute, mais elle était si profonde et dominait de si haut nos pas que l'on ne pouvait en être certain. On ne la remarquait pas d'ailleurs, l'oeil glissant sur la sévérité de la façade, animée uniquement par quelques bandeaux qui soulignaient le beau rythme des quelques ouvertures, pour se précipiter directement dans le ciel. Il y avait pourtant, accrochés à un coin du petit grillage, assez laid, mais dont la banalité m'était sympathique dans son refus d'ajouter ou de lutter avec la noblesse des pierres, quatre pots de géraniums et une fougère, à côté d'une souche de cheminée, comme perdus à la limite d'un grand espace désertique, et j'imaginais une petite cabane humble et confortable, hors de vue, au fond de cet espace, qui abriterait un ermite, vieil homme retiré, méditatif et vaguement lettré, que des esprits assisteraient en assurant, invisibles et discrets, l'entretien de ce semblant de verdure.

Et puis, je mange une tartine, trouve une photo et une idée de paragraphe, arrose, prépare un dîner, en attendant de traverser la place pour aller voir du flamenco parce que des amis ont eu la merveilleuse, bienveillante, et utile, idée de me donner rendez-vous (me suis même fait inviter) pour le spectacle de Luis de la Carrasca, que je suis déjà allée admirer lors de festivals passés, puisque à tort ou à raison, dans mon ignorance, je les trouve bons, très, lui et sa troupe (évolutive mais toujours de qualité)

après, dans le soir qui descendait, une courte recherche sur internet : son site myspace http://www.myspace.com/luisdelacarrasca )

et parmi plusieurs vidéos

ma préférée, je crois, de 2008

celle-ci de 2009

ou, de 2005

value="http://www.youtube.com/v/g9XhHwHPk6I&hl=fr_FR&fs=1">

etc...

Luis au chant, un violon (alto), une guitare sèche assez merveilleuse, une guitare électrique, une batterie et une belle entente.

Une danseuse, un peu lourde à l'arrêt, et toute en énergie, robe rouge, tordue, retroussée, retordue, et air légèrement vache.

Un superbe danseur, complet doré, chemise violette, tout de tension, décharges, talons crépitants, hanchements, mac. De plus en plus virtuose, avec le charme d'un gamin ravi, triomphant, plein d'humour, et la rangée de jeunes filles devant nous était électrisée.

Des chants qui raclent, des récits, de beaux soli des instrumentistes.

La danseuse version triomphante, robe jaune et chale rouge tout en franges.

Le garçon, pantalon noir et chemise rouge, dansant sur une table entre jubilation, exploit, défit, posession maitrisée, virtuosité, malice.

embrassades de remerciements et d'aurevoir, petit flottement, et l'antre.

8 commentaires:

Avignon a dit…

Il faut zoomer sur la photo de la place Crillon, on m'y voit te regardant !

micheline a dit…

-cherché à voir Avignon et Bigetoun- parié pour premier rang au fond et à droite, brigetoun tournant le dos!!
bonne journée

brigetoun a dit…

Brigetoun derrière l'appareil, Avignon au fond, pantaon kaki et chemise noire debout à côté du parasol fermé

Avignon a dit…

Euh...
Je suis assis, penché, te regardant, avec un tee-shirt rouge...
=[

brigetoun a dit…

ah oui, j'aime mieux ça - parce que le bonhomme debout n'avait pas ta tête, je me disais c'est parce qu'elle est tournée - faut que j'augmente la puissance de mes lunettes

Anonyme a dit…

Vu mais pas Brigetoun ....si mince ... transparente peut-être ???
"Ventelet" cela me plait
Arlette

Lautreje a dit…

j'aime le flamenco, sa musique, ses danses, ses costumes, tout !

Gérard Méry a dit…

Un enchantement la troisième vidéo !