lundi, août 02, 2010

Avignon, dimanche matin, ai consulté carcasse, rapidement, et dès que j'ai perçu un semblant d'accord, ai redressé la Brigetoun grossissante, un peu, paresseuse, un gros peu, dolente, un petit peu par habitude, un gros peu par surprise rude la veille, et l'ai emmenée dans la ville vers la banalité nécessaire de Carrefour et de produits d'entretien.

J'ai croisé des valises accrochées aux retardataires... Avignon sera désormais visitée en cohortes descendues de cars.

Mais les rues avaient un semblant d'animation inhabituel pour une matinée dominicale, et, contrairement à ce que je pensais, le ménage n'avait pas commencé pendant la nuit.

J'ai croisé une dadame sympathique et élégante qui faisait son choix et partait avec des affiches sous le bras, mais, plongée dans l'élaboration de ma liste de courses, ai manqué de réflexe et sorti mon appareil trop tard – elle en a souri et lui ai répondu

Et puis, quelques pas plus loin, me suis trouvée devant un relief de panneau, réduit à l'essentiel, portant mains et sourire d'Avron, ai hésité un moment, me suis demandé où diable le mettrai, et me suis dit que j'étais un peu vieille pour inaugurer ce fétichisme que je n'avais pas adolescente.

J'avais un peu regretté ma paresse qui m'a dissuadée de sortir vendredi soir pour tâter de l'ambiance de l'ouverture du petit festival Résonance (dj's, organisé pour que les avignonnais ne soient pas brutalement privés de fête) dans la nuit de la cour de Lambert – je m'étais très facilement résignée, bien trop mal en point pour y penser, à manquer le concert de samedi après-midi dans le jardin de Benoit XII et de la nuit à la Manutention.

Je m'attendais à ne pouvoir, de toute façon, ignorer celui de dimanche (de 16 à 21 heures) au pont Benezet, imaginant des basses résonant dans ma cour.

Après un petit prurit de ménage, me suis allongée pour quelques minutes, un peu après 15 heures, et réveillée vers 17 heures, très étonnée de ne percevoir qu'une légère vibration de l'air (perçue en concentrant mon attention).

Comme de toute façon le fallait, j'ai pris ma petite provision de journaux, papiers, bocaux de verre, pour aller les jeter aux remparts, sous un ciel qui semblait promettre une annonce de futurs orages.

et puis j'ai franchi la poterne, et réalisé que j'avais lu trop vite et que cela avait lieu sur le pont et sur les berges de la Barthelasse.

Il était 18 heures 30 et l'accès au pont était fermé depuis 18 heures.

N'avais pas envie d'aller voir si la navette fonctionnait, me suis tournée vers le pont Daladier (et le ciel était ravissant), ai réalisé que je n'avais aucune envie de marcher jusqu'au petit attroupement sur l'île, et suis rentrée benoîtement par la porte de l'Oulle. Le ciel était d'un joli bleu mourant au dessus de l'ancienne comédie. J'ai lu.

Le repassage est intact.

16 commentaires:

Mathilde a dit…

Tu n'as rien loupé samedi après midi dans le jardin de Benoit XII ! De "résonance", il n'y en avait que le tam tam de la musique techno assourdissante, pour ne pas dire abrutissante, mais qui avait pourtant l'air de ravir une population plutôt trentenaire !!!
Je pense qu'il faut être de leur génération pour pouvoir apprécier ce qu'ils osent nommer musique !!!
La vieille chnoque !!!

Lautreje a dit…

D'ou vient ce joli personnage en papier blanc ? Elle me plait bien cette dame !

brigetoun a dit…

un ou une des artistes de la Galerie Ducastel, dont j'aime bien les oeuvres et dont j'ignore le nom

brigetoun a dit…

http://www.galerieducastel.com/page18.html

DUSZKA a dit…

Mon repassage est fait, je suis fière de l'exploit, il m'a quand même fallu huit jours pour me décider, je passais devant le tas en le lorgnant d'un oeil torve. Ne te presse pas, le bonheur est au bout ! Non, je blague. Bises berrichonnes.

fardoise a dit…

L'œuvre est l'une des "dondons" de Titou Vergier. Hier je n'ai plus vu d'affiches de Philippe Avron, sauf celles collées, je me suis posé la question : fétichisme ou pudeur ?

brigetoun a dit…

oui fardoise je me suis décidé, après mes rencontres famlèires avec ses dondons à chercher son nom et c'est le lin mis plus haut

koukistories a dit…

l'ancienne comédie du festival terminé ...

pierre a dit…

Crois-tu qu'il va rester quelques affiches?
Michel les collectionnent-ils?
Le service de nettoyage attend, gentiment, à l'ombre

brigetoun a dit…

je pense qu'ils se sont reposés hier, dimanche, et que ce soir il n'y en aura quasiment plus - la mairie embauche pour ça si j'ai bien compris (c'est pour cela que la dadame du matin faisait sa collection)

Gérard a dit…

Pour faire court, ...le Festival est terminé ?

Anonyme a dit…

La poupée en papillotes me plairait bien sur un fauteuil... et pourquoi pas des papiers collés à la le "Villeglé" comme fétichisme mais c'est du déjà vu !!
AA Suis toujours "anonyme "!!! la campagne ne me connait plus

brigetoun a dit…

oui Gérard le in le 27 et les dernières troupes du off le 31

Pierre R. Chantelois a dit…

Le ciel était d'un joli bleu mourant

Brigetoune

Très beau...

Pierre R.

pierre a dit…

Le repassage attend la fin du chapître

Avignon a dit…

Regrets pour philippe Avron...
Non, je ne collectionne pas les affiches, encore que j'archive les miennes !