mercredi, septembre 15, 2010

À louer ou acheter, point ne le sais.

Simplement un clin d'oeil que m'adressaient, après des mois de passage, la franchise des volutes de fonte, leur vétusté apparente, leur aspect d'industrie abandonnée, fabrication en série, ou demi-série, avant que cela soit en grande.

Juste pour la rambarde ouvragée, style décalé et un peu étrange, évocation peut-être évasive et lointaine d'Espagne, de peigne, de mantille.

Juste pour ce face-à-face avec la pierre chaude d'une maison du quinzième ou seizième siècle.

Surtout, sans doute, pour ce surgissement en haut d'une façade presque nue, cette suspension dans le ciel.

Simplement pour rien, comme cela.

Voilà, c'est tout - bonjour

Ou, peut-être, ai-je envie d'y être dans le ciel, ou quelque part, sans que carcasse et pays m'empoissent.

16 commentaires:

koukistories a dit…

Juste pour la beauté
Juste pour être là
Bonjour Brigitte :°)

Pierre R. Chantelois a dit…

Je voudrais bien m'y asseoir le temps de parcourir un album photo sur Avignon ;-)

micheline a dit…

Qu'il est bien vigoureux et admirable ce pouvoir désirant de quêter à travers une frange de ciel le surgissement de boléros et de mantilles

Lautreje a dit…

Avant pour communiquer, on chantait : "accroche un ruban au bord de ton balcon, ce sera ta façon de dire oui ou non..." maintenant, un numéro, sans précision, un numéro triste tout seul...

Chri a dit…

Ici, cependant, la douceur des jours...Ailleurs, déjà la pluie, le froid...

fardoise a dit…

Énigmatique ce numéro de téléphone, mais beau balcon en effet.

brigetoun a dit…

en fit c'était surtout une envie de m'abstraire - en ai marre du poids des caprices de carcasse et plus encore de ce que l'on fait de mon pays

Avignon a dit…

C'est où ?

brigetoun a dit…

coin Saint Etienne/Joseph Vernet

D. Hasselmann a dit…

On pourrait penser que Dieu a désormais un numéro (vert ?) de téléphone.

Les volutes du balcon se marient avec le bleu en bataille.

Gérard Méry a dit…

amoureuse des façades ..ce balcon ne pouvait t'échapper

andree wizem a dit…

ce matin j'ai lu le texte et j'ai bien noté comme un désir de fuite
puis je suis allée lire la note de gazou qui propose de réentendre jacques douai chantant aragon et ce faisant je suis allée ré écouter jacques douai sur deezer et là j'ai pris le temps de retrouver sa version du "condamné à mort" de genêt (espagne...marche au bord des toits...) et je suis allée chercher la version d'hélène martin sur youtube mais je me suis dit que je préfère celle d'étienne daho avec cette solitude qui n'en est plus une puisqu'il y a tant de monde autour et cette musique comme un bercement...
Etienne Daho - Sur mon cou (live 2001)sur youtube
écoutons et allons z y pour l'escalade...

Chri a dit…

On peut comprendre l'envie, mais si vous vous abstrayez... "Ils" feront leurs saletés sans vous, mais "ils" les feront...

tanette2 a dit…

Déçue de ne pas le voir ce balcon (la photo n'apparaît pas comme il m'arrive quelques fois chez les abonnés de Blogger...)mais tes mots m'en donnent une petite idée. M'est avis que je rate quelque chose...
Courage à carcasse, qu'elle te permette d'apprécier ces beaux jours de l'automne qui s'annonce et que j'aime tout particulièrement.

jeandler a dit…

On en voit ici et là
et dans les vieux cimetières
de ces ouvrages un peu baroque!
De la fonte, je pense.

arlettart a dit…

Et parfois rouillés ne tenant qu'à un fil ..... de fer
souvent condamnés pour cause de chute