dimanche, octobre 24, 2010


Amis, en notre ville
bleus souvent, ou gris parfois,
sont cieux bornés et barrés

J'avance yeux trop levés,
au risque de trébucher,
Amis, en notre ville

En désir de lumière,
en suite des nuages,
en cieux bornés et barrés,

y trouve franches lignes.
Amis en notre ville,
sont cieux bornés et barrés.
Et m'en vais – quand je quitte l'antre et le coin de ciel de ma cour – en petites rues de préférence, dans le confort de ces limites, en rêvant en toute impunité d'immenses espaces, pour le plaisir de l'imagination, un peu par conformisme aussi, et par tentation bien humaine de transcendance, ne voulant provisoirement convenir que les grands espaces me donnent un peu le vertige et m'entrainent dans un ennui diffus mais de belle force, et que mon esprit a besoin d'une contrainte extérieure pour s'en dégager.

«Cela ne désigne ni l'anarchie ni l'anti-art ni rien de ce qui faisait si peur aux journalistes qu'ils préféraient désigner ce mouvement du nom de Cheval d'enfant. Être dada n'est pas du tout un déshonneur, cela désigne et voilà tout, un groupe d'habitués, de jeunes gens un peu bruyants parfois, peut-être, mais sympathiques. On dit : un dada, comme on dit : le monsieur blond. Un signe distinctif en vaut un autre. Et même dada est si bien passé dans les moeurs qu'on appelle ici dada un cocktail.» Aragon - « Le paysan de Paris » dernières lignes lues en m'endormant vendredi soir, sans effet sur mon sommeil.
P.S. Si vous avez le temps, ce serait bien, à mon avis – et même de le chercher ce temps – de lire http://blog.mondediplo.net/2010-10-23-Le-point-de-fusion-des-retraites (Lordon)

5 commentaires:

Avignon a dit…

Les drageons et les fils électriques ont bien quelque chose de commun.
Et même les sillons des avions...

Lautreje a dit…

"et ça gémit de gauche à droite !" heureusement les cieux n'ont font qu'à leur tête.

micheline a dit…

oui tout y est suffisamment explicite dans ce lien "Le- point- de- fusion-des-retraites" même si les rouages techniques ne sont pas accessibles à tout un chacun.
Y compris cette jolie diversion de notre prochain premier ministre pour renouer sur un autre sujet le dialogue social qui vient d'être cassé et sera cassé de même façon sur un autre sujet .
Au moins ça fait passer le temps.

joye a dit…

Très beau billet, brige, du grand art à nous faire voir le ciel, tout en terminant par le pessimisme !

Chapeau bien bas (à tout âge !) !

jeandler a dit…

Et le ciel ne fûr pas très clément aujourd'hui...
Que ce barbarisme (même si je le comprends) est laid: "financiarisation"!