mercredi, mars 07, 2012

saute d'humeur injustifiée et vérité correctrice, en vers justifiés



Mur solide et droit

je devrais t'imiter

Mur fier et armorié

sans arrogance être
mais mienne, muette
Sur ces médias dits
sociaux passer pour
citer ce que j'aime
en sachant que cela
ne compte pour rien
non vu ou bien sans
importance juste dû
avec périodiquement
merci, gentiment et
gracieusement donné
à la serveuse, pour
petit service rendu
Pour garder dignité
devrais ne puis pas
taire pauvre paumée
Ne pas publier ceci
surtout.. mais tant
pis, ridicule serai
ça m'a toujours été
et, c'est important
m'a soulagée un peu
et, en vrai, amusée

n'importe quoi (et ceci n'est pas justifié, tant pis, et idiotement injuste)



alors, pour rectifier, après cette crise d'adolescence que j'attribue, c'est facile, à une mauvais chimie interne:
merci soit dit à tous
pour cet accueil fait
qui m'étonne toujours
pour la générosité et
la patience et grâces
vous soient rendues..
et merci pour, parmi les premières lectures de ce mardi matin, mes prédilections :
- la todo liste rituelle http://tentatives.eklablog.fr/todo-liste-250-a43610501 «sa rotation devrait se maintenir, qu'on ne gèle pas à un endroit pour frire à l'autre, et sa trajectoire rester saine, qu'on ne s'emporte pas façon flipper à rebondir aux quatre vents le télescope en bandoulière»
- l'intelligence jubilatoire des billets de la campagne électorale : J – 46 http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2807 les dix doigts ou l'entourage «ce que le candidat maîtrisait, eux ne le maîtrisaient pas. Des ramasse-merde. Les idées inacceptables, jusqu’à la honte ou l’insulte, il fallait bien ramasser les quelques perdus qui les suivraient comme un miroir à chasser les canards» - et J – 45 manger «Il n’avait pas mangé son chou-rouge ni son céléri rémoulade.Il se demandait un peu ce qu’il venait faire ici. Quand les gens parlaient, il écoutait d’un air grave et crispé, c’était son devoir devant les photographes. Mais les gens lui disaient surtout qu’il avait raison, et puis vite sortaient leur téléphone pour se faire photographier auprès de lui, il souriait et tout allait»
- le tocsin de Daniel Bourrion dont on peut suivre l'écriture http://www.face-ecran.fr/2012/03/05/tocsin
«Tocsin,

cette mésange faite d'os

dans l'herbe sans remords foulée ;»
- l'ode à Mercure traduite par Danielle Carlès en vers justifiés,avec imitation de la strophe saphique
«je te chante, messager du grand Jupiter et
messager des dieux, père de la lyre ronde,
rusé escamoteur, tu subtilises tout ce qui
te plaît par seul amusement»
- la non moins rituelle et toujours merveilleuse baleine de Maryse Hache (la 66)http://semenoir.typepad.fr/semenoir/2012/03/baleine-paysage-66.html «mésange zinzinule / pinson fringote / quelqu'un dit si c'est toi rossignol philomèle honore ta réputation et viens desserrer l'étreinte au ventre du prince / entrée de chat roux et roulade roulade léchage ronronnade les yeux plissent endormade sur le dos»
- le sixième faux rêve d'Ana NB http://effacements.blogspot.com/2012/03/sixieme-vrai-reve-quelle-heure-quel.html «à quelle heure quel jour - je ne sais pas - le vent déporte l'image du matin»
- le souvenir persistant de l'aporos de lundi http://analogos.org/2012/03/05/aporos-1-081/ «Dans la décomposition de notre mémoire les morts ne nous parlent qu’au présent. Toute autre conjugaison les trahit et les désarme.» sans attendre celui du jour
sans compter les billets de Lucien Suel http://academie23.blogspot.com, Monsieur vers justifiés, entre autres, les photos et l'esprit de Dominique Hasslmann dans le RER B http://doha75.wordpress.com/2012/03/06/rescinder-b-12/, les billets d'Isabelle Pariente-Butterlin http://www.auxbordsdesmondes.fr qui me rendent la philosophie attirante sans réveiller la mauvaise élève en moi (qui se méfie de trop de réflexion ces jours) quand il y a des images (suis primaire) ou la rencontre d'un dieu ou héros grec, le riche le sage le goûteux flottoir de Florence Trocmé http://poezibao.typepad.com/flotoir/, les photos, les tweets, les ateliers d'écriture, les billets d'Urbain trop urbain, les plaisanteries, les poèmes, les essais de me rendre intelligente....



9 commentaires:

Pierre R. Chantelois a dit…

Je félicite les heureux lauréats.

Dominique Hasselmann a dit…

Justice de la justif, la colonne de Suel et les vers verticaux ici, écrire est aussi un amusement sinon peine sans porte.

brigetoun a dit…

Pierre je m'étais limitée aux premières heures de la matinée - je m'endors dans la beauté de Montréal

Danielle Carlès a dit…

Incroyable émotion en vous lisant.
J'aurais bien trop à dire ...
Merci de votre présence quotidienne, attentive et généreuse, et pour toutes les découvertes faites grâce à vous (et je pense à tant de choses en (n')écrivant (pas) ce commentaire).

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

J'aime bien la justification en étroite colonne, désabusée mais combattante.

jeandler a dit…

Le miroir aux alouettes, je connais
mais celui aux canards, non. En cette période électorale, on les ressorts les miroirs pour en mettre plein la vue au bon peuple.
Appeaux ! Appeaux !

joye a dit…

Tu as écrit le poème quand tu étais ado ? Wow !

Pour le reste, c'est toi que je préfère.

Gérard Méry a dit…

La justif se fait en cicéros dans l'imprimerie typo...un cicéro égal à 12 points.

strofka a dit…

@20car en écho. #zttpt