mardi, juin 26, 2012

légèreté


En passant rue de la Peyrolerie, repéré pour la première fois le jeu des vitres de la terrasse du fier restaurant qui a pris place dans ce qui fut le palais de la commune, comme des menaces au dessus de nous autres petite foule ambulante (plus de risque n'y a pourtant je pense de jets d'huile bouillante)
Matinée passée dans le remords du réflexe (me soupçonne d'un peu de courtisanerie) qui m'a poussée à mettre un lien vers un billet que n'avais pas vraiment lu parce qu'il citait un nom et renvoyait à deux textes que j'avais trouvé importants – sans lire ce qu'il contenait de blessant.
Et puis ce mot que je banalise, comme beaucoup, mais en fait pour conjurer ma crainte, la connaissance que j'ai de ma fragilité, ma peur de cette souffrance, le souvenir d'un temps où me suis trouvée derrière une fenêtre qu'on ne pouvait ouvrir, parce qu'un ami de mes parents l'avait préconisé (et merci aux toubibs qui ont jugé que non et ont organisé mon séjour à côté de...)...
Il n'empêche que l'irresponsabilité, la légèreté de cette fausse lecture rapide me navre.

13 commentaires:

Pierre R. Chantelois a dit…

Le mystère des fenêtres. Il nous faudrait un jour nous pencher sur cette curiosité que nous inspirent ces fenêtres aux rideaux et volets clos.

JEA a dit…

la spontanéité généreuse me semble aux antipodes de la cour-tisanerie

F a dit…

c'est passé - état de fatigue et vulnérabilité en ce moment cause énorme bazar lancement collec papier et précarité environnante - mieux retendre les frontières, pas la première fois - amitié !

Dominique Hasselmann a dit…

Les fenêtres sont parfois des succédanés de guillotines.

arlettart a dit…

Ou des miroirs pour voir dans les coins ....
lectures en diagonale ou effleurées n'est pas péché, qui ne l'a fait?

Philippe Aigrain a dit…

Internet pays où l'on signale/corrige/ crée à partir d'/erreurs.
Tellement mieux que les univers qui nous forçaient
à les figer et nous poussaient à les justifier.

tanette2 a dit…

Originale ta prise de vue, effectivement, ça fait un drôle d'effet.
Souffrance...derrière une fenêtre que l'on ne peut ouvrir : ça me parle...surtout en ce moment.

brigitte celerier a dit…

mes amitiés à elle

allerarom a dit…

La fenêtre qui fait au monde son cadre :)

jeandler a dit…

Des jets d'huile bouillante ?
Prendrait-on les passants pour des frites ?
Je n'aime pas les frites!

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

J'aime beaucoup cette photo des fenêtres !
— Vont-elles battre et se briser sous la poussée du mistral s'engouffrant ?
— Non, parce que le mistral ne s'engouffre pas dans cette rue...

:D)
En tout cas, je ne les avais jamais vues ouvertes.
Insoutenable légèreté de l'être...

brigitte celerier a dit…

moi non plus je n'aime pas les frites
moi non plus Michel je ne les avais jamais vu ouvertes (et comme je n'ai jamais déjeuner chez Etienne je ne savais pas que la terrasse était complètement vitrée)
quant au mistral s'engouffrant !

Gérard Méry a dit…

Courte tisane et bon thé ...en terrasse.