mercredi, avril 23, 2014

Mardi, ce fut...


ce fut, après un réveil très tardif le jour où ce n'était pas recommandé,
après trois distributeurs de billets hors d'usage quand j'ai réalisé en catastrophe que je n'avais que cinquante euros, ce qui en fait était beaucoup trop,
après l'annonce d'un taxi en retard, qui ne le fut guère,
après de multiples calme-toi efficaces, sauf pour les tripes avec leur goût pour l'indépendance,
arriver avec un quart d'heure d'avance au Pont des deux eaux (il faudra que j'essaie de savoir ce qu'elles sont ces deux eaux situées là)

ce fut grimper lentement vers l'attente 

ce fut voir tous les cabinets s'ouvrir, sauf celui des pneumologues, sourire comme feuilles dans un peu de soleil, laisser l'arbre crier pour moi

ce fut un peu plus de trois quart d'heure après, un très attentif et gentil toubib, perplexe devant mes images, ce fut rendez vous pris pour, jeudi, attendre le moment où, entre deux malades, entre quatorze et dix neuf heures, il trouvera temps de me soumettre au tuyau voyeur
ce fut espérer fortement que cela s'arrêtera là, lasse suis des sourires accompagnant l'annonce de nouveaux examens, les ai trop connus

ce fut attendre, longuement encore, en pensant à ceux qui n'ont que ce moyen de venir intra muros, le bus me ramenant

ce furent les aspects divers de la ville hors les murs, les pavillons, les «délaissés», les immeubles, et cette fuite des nuages dans le bleu qui dura tout le jour, au moins quand regardais..

ce fut décider, en abordant les remparts, que j'avais envie de marcher, descendre, entrer dans la ville

ce fut les rencontrer dans une vitrine, les prendre pour frères
avec leur regard confiant et méfiant, leur réprobation impuissante

leur désir de sélectionner ce qui, son ou image, leur parvient,

leur force (euh peut être un peu moins) leur laideur coquette....
et puis l'énervement retombant, lire un peu ce qui était paru sur le web, avant de sombrer dans un sommeil-fuite-effaceur
et puis, comme pas trop capable de lire, regarder, écouter, une fois de plus la grande duchesse Félicity Lott
Se sentir honteusement à côté, ne pas avoir vraiment envie de se forcer.

12 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Les remparts se sont mis vraiment à l'écologie...

Be cool...

brigitte celerier a dit…

mais depuis qu'on a restauré ma tour, elle n'abrite plus de plantes au printemps

arlettart a dit…

Quel est ton secret rédempteur? d'une lecture revigorante
Merci

brigitte celerier a dit…

j'aimerais bien être revigorée, moi !

jeandler a dit…

Extraordinaire, cette image verte à travers la vitre du bus. Le rempart semblant végétalisé.

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

Les "Deux Eaux" peuvent se voir très bien, côte-à-côte, en face de la clinique Urbain V, de l'autre côté des ronds-points.
Il s'agit des deux fameux canaux qui se rejoignent ici pour repartir chacun dans une autre direction : le canal de Vaucluse et le canal de l'Hôpital.
Voici l'endroit.

brigitte celerier a dit…

MERCI Michel - tiens j'irai voir jeudi si je ne sors pas trop tard de la clinique et en bon état.
Idiotement je pensais Rhône et Durance et c'est à l'opposé

ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ a dit…

L'eau du canal de l'Hôpital vient de la Durance.

Gérard a dit…

Les chiens de couleurs ne m'impressionnent pas...j'ai connu la jument verte.

brigitte celerier a dit…

moi aussi - et elle les écrase

Danielle Carlès a dit…

Nous sommes jeudi quand je lis. Grosse pensée pour la clinique.

brigitte celerier a dit…

merci (vais chercher les deux eaux)