samedi, mai 31, 2014

PARDON - roses roses roses et roses


temps superbe, ciel bleu minéral et petit vent moyen jouant avec cheveux et chemises, s'en aller vers le palais et la dixième édition d'alterarosa

entrée, un peu avant dix heures, sous la voûte du porche du palais... et suis désolée, prenez votre élan ou passez votre chemin.

Marcher entre rosiers -trouver un peu trop nettement affirmée la mode des très doubles et de la gamme des roses, auxquelles les roses que j'aime sacrifient peu... - vers le cloître, s'arrêter sur le seuil, enchantée pourtant... 

chaleur sur peau et sur pierres, soleil et ombre, quelques parfums

jeu du vent dans les rubans

et, un peu désolant, le choix, pourtant évident, du gâteau d'anniversaire pour occuper le centre du cloître, qui appelait fâcheusement l'idée d'une indigestion..

enivrée pourtant, me penchant, me relevant, parmi d'autres, sur les corolles blanches mousseuses, les trop rares coroles turbinées, les roses de fraîche peau émue, les roses de nuage, et quelques rouges profonds, veloutés, de rares jaunes, une corolle tigrée harmonieusement de pèche et orange, 

séduite par un rosier grimpant aux petites grappes de roses jaunes et blanches mêlées, un tapis de pétunias - échangeant quelques mots et avis, faisant taire les diverses courbatures, et appuyant trop souvent sur le déclencheur, sans pouvoir viser à cause de la lumière éblouissante.. et là, maintenant, dans cette fin de l'après midi je n'ai de lucidité que juste assez pour détruire dix images...

grimpant, m'attardant en compagnie des fleurs dans les embrasures ouvertes sur le parterre de roses et de public


choisissant dans le grand tinel de voter

pour Constance Mozart (Kordes - Globe Planter)

et entreprenant de négocier, lentement, parce que le genou appréciait peu, la série des escaliers obligatoires pour sortir, comme le veut l'organisation marchande du palais, par la boutique...

avant de faire les quelques pas séparant la Mirande du jardin du pape

en arrêt un moment dans un bain de chaleur qui annonce en sourdine l'été, devant les rangées de rosiers en réserve, en aimer certains
et aller acheter celui qui est mis en vente cette année pour une oeuvre, qu'aime assez peu, l'autre rose de Delbard, buissonnant, très double (80 à 100 pétales) doucement parfumé - prendre le premier parce que petit, mais sans trop regarder
et m'en aller avec un rosier expirant de chaleur, flétri avant de s'épanouir, aux fragiles tiges ployées dans lesquelles nos maladresses combinées, la mienne et celle non moins grande du jeune vendeur, ont fait un massacre.

l'installer dans un coin de cour, à côté de l'ancien qui était si beau, qui a fleuri avec vigueur quatre fois l'année dernière, mais sommeille avec conviction cette année, 


et après le déjeuner boire le soleil en feuilletant distraitement le dernier numéro des Cahiers de Claude Simon... jusqu'à rentrer, ensuquée et percluse des courbatures renaissantes pour un long somme...

7 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Il y a des vases communicants dans l'air...

brigitte celerier a dit…

mais ce ne sont pas ceux qui atterriront ici en juin

tanette2 a dit…

J'ai choisi de prendre mon élan et je ne l'ai pas regretté, promenade enchanteresse parmi les roses, roses blanches, jaunes ou rouges dans ce haut lieu d'Avignon.
Ton petit rosier va faire merveille auprès du bel hortensia et du laurier rose (blanc).
Belle journée.

jeandler a dit…

Pas de roses sans épines. De telles roses se méritent. Un beau dialogue avec elles.

arlettart a dit…

Un ravissement et le lieu idéal de beauté, comme des caresses sur les pierres

Claudine a dit…

Un ravissement, en effet !
s. Claudine Rose ^^
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marcopolette a dit…

Très joli, Claudine :-) ! Et merci Birgetoun, mon bureau embaume ce soir ...