samedi, mai 17, 2014

Une dame


Brigetoun encalminée se souvient de l'énergie que lui donnait le plaisir d'une entente, d'une aube d'amitié.
Et tant pis si cela vient comme une réponse à l'image trop gentille que donne d'elle le cosaque dans http://lescosaquesdesfrontieres.com/2014/05/16/la-tornade-qui-sappelle-brigitte/
parce qu'à côté du cosaque, il y avait, il y a une dame, un sourire, une élégance (dans tous les sens de ce mot, que notre époque appauvrit si misérablement), un regard qui voltige, un français que l'accent charme...
parce qu'elle est aussi grande que Brigetoun est petite, mais qu'il me semble qu'elles ont des points communs...

parce qu'elles ne craignent pas de parler aux passants quand le désir leur en vient, mais que, dans le cas d'Hannelore, puisqu'elle porte le joli nom d'Hannelore, il semble que jamais ne risque de rebuffade ou de regard un peu méprisant, elle a trop de grâce pour cela, et aux gens elle parle d'eux, leur montre son intérêt, les interroge...
parce qu'elle aime aussi la douceur d'une étoffe (et grâce à cela Brigetoun s'est vue offrir une caresse bleu-brouillé pour son cou), fouiner dans les étalages de linge blanc, brodé, ancien, vrai ou faux, sur les étals de brocanteurs...
parce qu'il suffit de se souvenir de son sourire pour que le sourire vienne sur mes lèvres et dans ma journée...

parce qu'elle incarne si merveilleusement et gentiment le surnom d'indomptable...
même si je crois que lui irait tout aussi bien celui d'irréductible, qui ne cède pas mais consent...
parce que voir avec elle me rafraîchissait la ville, le ciel, les objets..
parce que c'était un plaisir de marcher avec elle, de vaincre ensemble les petites limites que les ans nous imposent (et qu'elle cache si bien ses petites révoltes si elle en a)...
parce que je ne sais rien de ses positions ou non positions face au monde mais que je sens que nos regards sont frères.
Parce que tous mes mots seront bien incapables de la dire.
photos de l'époux

PS quant à Brigetoun, raffermie, après la découverte de la prison grâce à la Collection Lambert, elle se tournera vers le puzzle festival (avec petits plaisirs musicaux en chemin) et se demande si Paumée ne devrait pas faire relâche

7 commentaires:

brigitte celerier a dit…

Hannelore je suis désolée, mais comme je le craignais je crois que nous allons être bien seules
excusez moi je vous en prie

SD et NG a dit…

Cette promenade en ville et vos mots, ouvrent le jour de belle manière, ici, à Bourges. Merci à vous deux...
Je ne sais pas où cette grâce que vous partagez toutes deux vous emmènera mais en tout cas elle nous touche.
Sd

jeandler a dit…

Charmant portrait comme seule Paumée sait les brosser. Ceci sans vouloir passer la brosse à reluire. La vérité, rien que la vérité.

mémoire du silence a dit…

Oh ! comme j'aime ceci
et comme cela vous ressemble
merci

tanette2 a dit…

J'arrive un peu tard pour dire combien j'ai aimé le reportage sur ton antre et la jolie description de ton élégante carcasse faits par "le cosaque". Tes sourires, ceux de ton amie, vos échanges et votre complicité sont visibles sur tes photos d'une rencontre qui semble avoir été agréable pour vous trois.

brigitte celerier a dit…

merci à vous

cjeanney a dit…

Magnifique (superbe portrait d'Hannelore, et je viens de lire la prison et les lucioles (les deux billets qui suivent), Paumée est d'une richesse en ce moment !)
Merci Brigitte