jeudi, mai 15, 2014

Vent, peu de choses, reprendre bidules


partir refaire provision pâtes, café, yaourts, bonbons sous un ciel fouetté par un mistral presque adulte
petite bataille machine pour recevoir des photos
un peu de repassage
chercher thème prochain vase de début juin
mode bétassou – me borne à reprendre celui que j'avais eu tant de plaisir, quel que soit le résultat, à écrire pour l'échange en mai avec François Bon http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique117

Dix faux tankas pour dix bidules

Puisque n'aimons pas les listes, surtout les obligatoires, ces trucs trop bien nommés chaînes,
résolument, avons décidé d'en échanger,
d'évoquer en photos, en mots si désirons, dix, (ou moins, ou plus), objets familiers, traces de vie....
Pour moi, un peu au hasard, un peu toujours les mêmes, car j'ai beaucoup semé en ma vie derrière moi, ne gardant que des brimborions surprenants, d'autres beaux, pour les charger malgré eux de petites joies ou peines.

Chignon raffiné
un équilibre serein
noire pour condenser
Héritage retransmis
l'aimer même de série

D'ivoire jauni
naïve et raffinée
avant la danse
Mon enfance chez mamie
gagner droit de l'essuyer

Bondissant ouvert
à côté de l'ivoire
danse du faune
Cadeau - me souviens du choix
tout ce que pouvais donner

Tore d'or terni
seul ni trop haut ni trop bas
sur le mur fixé
Penchée devant le miroir
grimacer, je suis cela

Couleurs baveuses
tracé indistinct, copie
rêvée d'un ailleurs.
Trace d'un temps miséreux
M'occupais sans y croire.

La douceur d'un bois
une copie appliquée
simple et si gauche
Si anciens les longs efforts
entre plaisir et rage

Bouts d'étoffe au sol
un croquis pour un long choix...
improvisation
A. parle, et sous ses mots,
l'activité de ses mains

Au fond d'un tiroir
tapi – traces de rouille
traces de l'oubli
Avec lui meurt le reste
d'un amour presque rêvé

Matité bise
fine, gauche, décentrée,
la danse ailée.
Oiseaux aimés car offerts
au temps de notre douleur.

Lumière et ombre
danse des feuilles sur toi
sourire attentif.
Notre chère tendresse
te regarder, te rapter.

En rester là

10 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Reprise (comme au cinéma)...

brigitte celerier a dit…

exactement (pas très douée pour celles avec fil et aiguille malgré apprentissage)

Julien Boutonnier a dit…

Très beau Brigitte. A nous maintenant!

arlettart a dit…

Des petits "riens" qui tissent la vie qui va
Emue

brigitte celerier a dit…

vais renouer avec trac (aime trop votre blog) - je dois être masochiste

jeandler a dit…

Pas douée pour les reprises et cependant tous ces souvenirs rapetassés, des mots et que revive le passé.

brigitte celerier a dit…

rien à voir avec un talon de chaussette

Isabelle Pariente-Butterlin a dit…

J'adore ce mot … bidule … et vous l'utilisez merveilleusement.

Gérard a dit…

Je ne te vois plus sculpter l'argile ?

brigitte celerier a dit…

non et là nous sortons de la période où c'est possible avant que la cour ne devienne trop chaude - n'ai plus qu'une terre ingrate et pas le courage d'une expédition en bus pour m'en procurer - surtout n'ai plus l'envie