mardi, juin 24, 2014

M'a suffi


lundi, rien,
soleil sur la ville, nuages passants,
flotter, juste flotter

la vie qui va, la lumière, rien
des futilités, des bagatelles, des sourires et des visages de bois, des sons, des devoirs

petit rien, tand, nulle, ceva, nic, nichts, dô vât, anything, không,

rien, ne marin nimalo, noget, naderia, tsiporitijavatra, nekas, niks nie, eloko te

oui, néant, velharias, nierai, katre, nulidade, niente, kientje, nix,
à peine un peu plus de 30° dans la cour, joues brûlantes, lumière rouge sombre sous paupières, nuque délicieusement lasse, vieux chapeau de toile, les guêpes, promener et enlever poussière, ramasser fleurs blanches
la presque fraîcheur de l'antre, pénombre, budget de la France
rien

laisser les mots en dehors
se souvenir de cette image du matin : on dirait qu'on va jouer au jardin... 

9 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

L'accumulation des petits "riens" produit un budget des choses...

brigitte celerier a dit…

un immense merci

Françoise Dumon a dit…

Merci pour ces brassées de fleurs, me fait un peu oublier que les miennes refusent de fleurir.

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

Rien est décidément une source de richesses. :D

brigitte celerier a dit…

à part le petit miracle du laurier les miennes aussi Ffrançoise

joye a dit…

Flotter, c'est pas rien, brige !

brigitte celerier a dit…

billet nul, paresse...
et entrée dans les basses eaux estivales

arlettart a dit…

Tu tournes et retournes ta petite musique des jours pas si simple au fond du fond
c'est dans le rien du rien que va naître la symphonie.........
Désolée pour cette envolée "soeur"qui me console

Gérard a dit…

le néant n'existe pas avec toi, toujours quelque chose à dire et à montrer.