mardi, septembre 30, 2014

Voulais jolis nuages dansant

voulais jolis nuages blancs, débonnaires, légers, dansant, tout blancs, dans un bleu lumineux
mais à l'aller et au retour, sur mon chemin du matin, ce ne furent que boursouflements gris clair de la masse blanche, avec quelques amincissements pour que la lumière affleure.

Parce que, dans le désert de mon esprit, n'y avait que l'envie de parler de la part des nuages de Thomas Vinau, de souhaiter à ceux qui ne l'ont pas encore lu le plaisir de plonger dans cette centaine de pages.
Joseph, 37 ans, mène sa barque comme tout le monde. Atteindre le soir, le lendemain. La fin du mois. Les prochains congés. Finalement, rien n’a changé depuis l’enfance.  Mais il  n’est plus un enfant, il en a un, Noé, et  le bateau tangue. La mère de l’enfant s’en va puis l’enfant à son tour –le temps des vacances.
Le baron perché se serait réfugié dans son arbre, Alexandre le Bienheureux dans son lit. Joseph, lui, commence par grimper dans le cerisier du jardin où il a construit sa cabane. Objectif : ranimer ses rêves. Puis il découvre un second refuge : les autres, leurs histoires, leur présence dehors dans la petite ville.
Avec obstination, Joseph traverse la nuit, essuie l’orage, regarde les nuages. Décrotté, victorieux, prêt à tout.
Présentation en quatrième page et sur le site d'Alma-éditeur
et me sens tout aussi incapable d'en parler que d'avoir gentils nuages ce lundi
juste dire que ce sont courts chapitres comme grandes strophes poétiques
où courent quelques jours et l'évolution, de Joseph, qui avait par amour décidé de jouer le jeu de la vie, avant que le goût qu'il s'était trouvé pour son travail l'abandonne, avant que l'amour qui le liait à sa femme le quitte, ces quelques jours où il entre avec le départ de Noé, son enfant, son complice, sa tendresse, pour des vacances chez sa mère
où passent le goût des choses, les bruits du voisinage, le sourire de la jeune voisine à la flute traversière, les nuages qui passent sur la cabane, Odile la tortue, les souvenirs de son enfance et de celle partagée avec Noé, le plaisir de retrouver lectures d'enfant, le plaisir des nourritures légèrement dégressives, de couler, la saleté,
jusqu'à l'abandon de son travail, la descente de la cabane, la rencontre vraie avec cet homme en perdition pour lequel il avait été d'autant plus fraternel que cela déclenchait étonnement et réprobation, leur complicité éméchée et émerveillée sur une coupole dans la nuit, jusqu'à ce qu'il aide-console la jeune voisine à la flute traversière
jusqu'à l'annonce du retour de Noé, le grand nettoyage, les nuages se reflétant sur le carrelage humide.
Et comme je me sentais désarmée pour en parler, juste dire que j'avais lu ces 125 pages en plaisir constant, me sentant solidaire et croyant goûter mêmes saveurs et reconnaître comme en écho ce désarroi tranquille, je voulais mettre en lien les blogs ou sites qui en parlaient, mais il y en a trop, alors vous laisse les découvrir si voulez, et reprends un passage sur http://brigetoun.wordpress.com

7 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Les nuages ne sont pas toujours merveilleux (on le voit à Montpellier, par exemple)...

arlettart a dit…

Merci Merci Tout cela m'enchante alors que je me complais dans les gros pavés qui dure qui dure Lu aussi sur "Brigetoun" fidèlement

jeandler a dit…

Touchant commentaire de ce très beau mais trop court texte partagé. Dansons sous la pluie.

brigitte celerier a dit…

ou en principe de l'autre côté du fleuve aujourd'hui (zone orange toute toute proche)

Christine Zottele a dit…

l'absence de nuages dansants donne l'impulsion pour aller les chercher chez Viniau, avec les mots tiens qui m'ont complètement convaincue de le lire! bien joué!

Gérard a dit…

voudrais tu faire la pluie et le beau temps ?

brigitte celerier a dit…

juste avoir un temps assorti à ma lecture