mardi, janvier 27, 2015

Images pour un lundi

juste images,
pensais à côté, écoutais, lisais, réfléchissais, tentais de me faire idées, ou de les polir, affermir au contact de, en réaction contre, en assimilation du bruit du monde... et ce qui en résulte m'est personnel, fragile, restera en moi, mêlé d'un peu d'ironie parfois – coupable bien entendu, mais si peu puisque tendre, muette, et mêlée de doutes sur sa légitimité - dans mes regards sur la ville, les gens, le monde tel qu'il est, sans débat, le débat s'affiche partout, sans affrontement, sans quête acquiescement, je ne veux pas empiéter – de quel droit ? - sur celle des autres, ou me confronter inutilement.

alors juste la marche dans l'air froid, dans le vent qui a considérablement molli ce lundi matin, sous un ciel bleu qui peu à peu laisse grandes masses blanches et lumineuses s'installer
marcher caressée fermement par le vent, marcher en heurtant les rafales qui se ruent, même si elles ne sont plus, selon la météo, que de 65 km heure environ, et alors affermir inconsciemment les jambes et baisser les yeux sur ce qui me supporte
voir une terrasse délaissée qui s'est faite union, barricade
voir les oliviers qui au fil des ans ont pris forme modelée par le vent
voir des cartons se poursuivre, s'aplatir, glisser, venir heurter des jambes
et relever les yeux pour se réjouir de la lumière
et relever les yeux pour voir la couverte grise s'installer.
quant à l'ironie : me l'applique, après cette tartine posée sur un : juste images..

7 commentaires:

annajouy a dit…

beaucoup de lumière aussi posée sur les mots

brigitte celerier a dit…

un besoin, toujours

Dominique Hasselmann a dit…

Le bleu joue toujours bien avec les mots... (j'ignore s'il y a un saint Christophe dans le coin).

Marie-christine Grimard a dit…

Images justes...
Merci

brigitte celerier a dit…

Dominique, s'il y en a un je ne l'ai pas rencontré jusqu'à maintenant
Marie Christine, joli

arlettart a dit…

La trace de tes pas à la suite des autres ... qui remontent en spirales pour nourrir tes idées

jeandler a dit…

Notre univers, de plus en plus borné.
La liberté des nuages nous nargue.