dimanche, juin 14, 2015

Orage en début de soirée


M'en étais allée dans l'après-midi à travers l'animation qu'un samedi d'été amène dans la ville, faisant un crochet par la chocolatière (humaine) pour avoir de quoi remercier la jeune femme qui m'attendra vers treize heures (vais arriver en piteux état après deux étages d'escalier tournant raide avec ma gigantesque valise) et que je vais bousculer pour repartir, une petite demie heure plus tard, formalités réglées, jean remplacé par une jupe, et esprit ouvert, décidé à prendre plaisir dans l'écoute…
Le ciel, qui s'était dégagé dans la matinée, commençait à être envahi de nuages bonhommes annonçant le gris de plus en plus sombre, ce qui a mis un peu de diversité dans les conversations sur le trottoir de la Fnac qui, sans cela, ne portaient que point sur le temps d'attente, l'inquiétude sur ce qui restait du quota ouvert à la location, les coups de téléphone à ceux qui faisaient une queue de plus en plus sans espoir au Cloître Saint Louis… 
et Brigetoun, qui savait que sa commande avait été préparée depuis la veille, jouait le jeu avec conviction... jusqu'à ce qu'une demie-heure avant la fin prévue on annonce qu'il n'y avait plus de place – moment d'affolement... un signe m'indiquant que ok, pas moi.. et mon avancée vers le comptoir sous le regard un peu révolté de mes compagnons... moyennant quoi il y a six billets que n'ai pu obtenir faute de place (cinq vraiment désirés) ce qui me semble un poco mystérieux.. bon tant pis.. m'en accommoderai, parce que la location reprend lundi mais moi je ne serai plus là et par contre tout le monde y aura accès (aujourd'hui c'était pour les avignonnais et voisins)
Retour à l'antre, moisson vérifiée... un bref et violent orage, au moment où je m'attaquais à ma valise idiotement grande (l'autre étant trop petite pour une petite vieille qui ne sait plus se déplacer sans une partie de son monde – me sentais ridiculement coupable en pensant à ma nièce qui vient de faire en plusieurs mois le tour de l'Amérique latine, passant des plages à la Patagonie et aux soirs au dessus de Lima, avec petit bagage suffisant pour être toujours charmante – bon elle est jeune et belle).. et j'ai résisté à la tentation de tout défaire, on verra bien...
Passionnant n'est-il pas ?

4 commentaires:

arlettart a dit…

Bravo !! chance à toi de partir et de ne pas avoir fait 2h d'attente pour mes 18 billets ( bien placés!! d'où la file sur la place de la Liberté !! )ouf c'est fait,
Bon Vent vers la capitale, Amie

jeandler a dit…

Opté en définitive pour la plus grande valise.
Des billets sur la planche pour un bon festival.

Gerard a dit…

Comme toi violent orage en Ardèche a st Félicien

Luc Comeau-Montasse a dit…

... il est.