mardi, novembre 03, 2015

Matin – Avignon

Me suis ouvert un crédit pour des yaourts, des bonbons infâmes mais aimés, et de petits cigares et m'en suis allée dans les rues

Le ciel de la ville avait opté pour les zones franches, bien délimitées…
et en passant sur la place de l'horloge, sur le chemin du retour, j'ai admonesté silencieusement la municipalité, les commerçants, l'entreprise adjudicatrice du marché et son planning, les tançant (sans résultat je le crains) pour leur tendance à nous laisser chaque année un peu moins le temps de vivre, de nous prélasser, si le coeur nous en dit, aux terrasses, dans notre automne tendre, avant qu'ils créent le désert annonçant les blanches cabanes de Noël, mais déjà on entassait les tables restantes, les chaises, on déposait les cloisons de verre et des gars cherchaient comment dresser le mat central (et moi, na, je leur bouffais, avec mon zoom,  la place de se mouvoir).

1 commentaire:

tanette2 a dit…

Noël s'installe un peu partout de plus en plus tôt, c'est ...agaçant !