dimanche, novembre 01, 2015

Presque le printemps


J'ai failli oublier cette année encore, mais pour arriver vertueuse au moins en cela devant le pneumologue, m'en suis allée au mitan du jour, une ampoule de vaccin dans mon sac, vers un cabinet d'infirmière.
Comme j'ai réalisé que, même en flânant, dans la tendresse du jour, j'étais très en avance, ai fait un peu de tourisme, quittant la courbe tendue de la rue Joseph Vernet pour gagner, à travers le quartier des grosses maisons et petits hôtels particuliers construits par les notables du 19ème siècle, les remparts
qui, là, sont plus bas que près de chez moi, assez dégradés, avec des tours arasées.
Et les ai longés, sous un ciel brillant de bleu, dans une lumière qui faisait étinceler les plantes, les bouquets d'herbes nichés entre les assises... presque jusqu'à la grande poste.
Entrer, dire bonjour, se faire piquer et repartir avec l'infirmière, un peu moins de cinq minutes... traverser le jardin de la résidence et me retrouver sous les platanes roux du boulevard Raspail, dont l'ombre charmait le brutal parallélépipède blanc joignant, en franche brutalité, les deux hôtels dix-huitième de la collection Lambert.
L'air était si doux que je riais de plaisir d'avoir trop chaud, et que, sous la verdure lumineuse d'un lampadaire, face à la façade claire du Musée Lapidaire, me suis débarrassée de mon léger manteau…
pour marcher dans un air presque printanier jusqu'à ma rue, et l'étonnement de trouver devant la boutique de l'antiquaire une oeuvre qui contraste avec les objets très structurés des années trente ou cinquante qu'il propose d'habitude.

9 commentaires:

tanette2 a dit…

La promenade agréable fait oublier...la piqûre...

Hue Lanlan a dit…

oeuvres couleurs conjuguées aux ombres, régal moments matin, merci brigitte

brigitte celerier a dit…

pour la piqûre n'ai rien senti, ni pendant, ni après… ai eu petits bobos mais justement pas là

Marie-christine Grimard a dit…

Ainsi nous aurons la joie de ne pas être privés de la lumière d'Avignon durant la grippe hivernale.
Les façades multicolores semblent se nourrir de cette lumière.
Et nous aussi. Merci !

Arlette Arnaud a dit…

La beauté est dans le regard de celui qui sait voir ...diratt doctement le penseur!!!!
Oeuvre contemporaine hors de prix dirait l'antiquaire...

brigitte celerier a dit…

oh je ne jugeais pas l'oeuvre mais c'est une révolution dans ce qu"il choisit - un contraste assez saisissant

Dominique Hasselmann a dit…

Savoir bifurquer, de temps en temps...

brigitte celerier a dit…

n'ai que trop tendance à le faire (au moins en parlant… ) mas là il y avait surtout une bonne demie heure d'avance, je continue à croire Avignon plus grand qu'il n'est au moins dans les remparts

Gérard a dit…

Un We au temps printanier qui incite à la flânerie