vendredi, décembre 18, 2015

mon peu

Amis, en ces temps sombres
refuser le mensonge,
l'agitation, les clameurs
de la bonne conscience.
Savoir son impuissance.
Ne pas l'accepter, savoir.

Amis, en solitude,
tenter de trouver rigueur,
la pensée autonome,
disponible mais entière,
et dans son peu demeurer.
Juste passer sans trace.

Amis, hésister un peu
sur soi recroquevillée,
voir sourire lumière,
la beauté éclatante
et la beauté secrète,
sentir douceur de la chair.

En ma marge persister.

P.S. et puisqu'il a été gentiment publié, le lien vers l'oloé dont je parlais hier http://relire.net/oloe/spip.php?article109

10 commentaires:

Marie-christine Grimard a dit…

Amie, demeurer
Pour le plaisir
Des amis

brigitte celerier a dit…

MERCI

mémoire du silence a dit…

J'aime.

Dominique Hassselmann a dit…

Ce peu est beaucoup...

brigitte celerier a dit…

un grand merci à vous deux

jeandler a dit…

Encore un peu
ajouté à d'autres peu
beaucoup d'autres peu
et l'on soulève une montagne.

Arlette Arnaud a dit…

Touchée!! et dire que j'ai failli ne pas avoir le temps de lire le lien!!
Suis juste au dessus La casemate est là et la petite maison aussi , le chemin des douaniers est presque boulevard , les éboulements contrôlés...les amiraux ont bien vieilli où ne sont plus

pascale a dit…

Un peu bien dense qui parvient à "Se lover dans la gueule du verbe." Merci à vous.
(Véronique Bergen- Abécédaire sur Diacritik)

Anonyme a dit…

"Ne pas accepter, savoir". OUI.

Gérard a dit…

Un peu.....passionnément