mardi, mai 10, 2016

villanelle pour un lundi

Tant d'ennuis que fallait en rire,
guerre m'ont faite ciel, corps et objets,
du jour passé ne sais que dire.
Charge telle que jamais pire,
une jambe morte à en rager,
tant d'ennuis que fallait en rire.
Piètres broutilles, ne rien bâtir,
le reste fut tel que ce trajet,
du jour passé ne sais que dire.
Ai cherché fleurs, tenté de lire,
gagné combats, vécu sans rejets.
Tant d'ennuis que fallait en rire
du jour passé ne sais que dire.

8 commentaires:

anna a dit…

petit poème à l'ancienne...
ne sais que dire en mon jouyr

brigitte celerier a dit…

et moi n'ai su que dire sur vos derniers et beaux billets
(ne savais que dire là non plus, quand sortie du mal être.. alors jouer avec une forme, pour le plaisir, ça aide)

Dominique Hasselmann a dit…

Un peu comme du Villon...
Mais "villanelle", je ne connaissais pas !

brigitte celerier a dit…

en principe, à l'origine c'était un petit poème bucolique
mais j'aime bien la forme, en petite chanson (on se sert aussi du terme en musique)

Arlette A a dit…

L'humour en dérision est un remède face aux péripéties des jours
Villanelle??? Bravo du matin

brigitte celerier a dit…

à souffle court mais le minimum syndical (tercets en nombre impair plus un quatrain) reste que pas très buccolique.. tant pis

jeandler a dit…

Quel joli mot ! Tant de légèreté en lui qu'une envie de danser vous prend rien qu'en l'épelant.

Anne-Marie Soulier a dit…

Oui, joli mot que villanelle, comme un prénom pour le printemps !
Celle des Nuits d'été de Berlioz chante "Quand viendra la saison nouvelle, quand auront disparu les froids..."
Les grands froids ont disparu, belle saison à vous Brigitte !