mercredi, septembre 21, 2016

une adresse

Amie, vieille compagne
toi qu'ai trop aimée
toi que j'ai tant recherchée
en mon adolescence
tu pèses sur moi
je m'étais tant habituée
à ta compagnie
toi, chère solitude
point ne supportais
qu'on vienne te déranger
ai pris mes aises
me suis carapaçonnée
de toi, à l'écart
voilà que tu m'occupes
installée en moi
que tu te colles à moi
me paralyses
amie ne veux plus de toi
veux me libérer
amie, désolée je suis
amie, quelque temps
juste sans toi respirer
et tu reviendra
je le sais, te le promets

13 commentaires:

annaj a dit…

beau texte qui résonne à ma porte...

brigitte celerier a dit…

merci
un peu honte pourtant - disons texte d'avant petit déjeuner qu'ai eu la faiblesse de garder (sourire)

Dominique Hasselmann a dit…

"La solitude, ça n'existe pas..." (ce n'est qu'une chanson !)

Claudine a dit…

grâce d'avant petit déjeuner

brigitte celerier a dit…

c'est une drôle de chose difficile ou trop facile à obtenir
c'est le meilleur ou le pire
à déguster avec modération comme beaucoup de choses

Michel Benoit a dit…

Participer à des activités de groupe proposées sur différents réseaux sociaux ?

brigitte celerier a dit…

suis pas très apte à cela
ai toujours fuit - on ne se refait pas…
donc ma vieille compagne la solitude reste ma vieille compagne (sourire) mais on s'engueule parfois

ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ a dit…

Ne peut-on tirer fierté de se dépasser ?

brigitte celerier a dit…

sans doute, sans doute

Godart a dit…

L'automne, saison symbole de la solitude, de la mélancolie et de l'introspection. La beauté de ses couleurs mordorées nous aide à franchir le cap.

brigitte celerier a dit…

vais dire ça aux arbres - mais ne leur demandant de prendre leur temps (sourire)

Arlette A a dit…

Et que le vent emporte ses feuilles aux mots désolés dans la douceur d'un thé au miel
Je t'embrasse

brigitte celerier a dit…

fou rire parce que je viens de me brûler la gueule avec un thé bouillant (pas vraiment brûler)