mardi, janvier 03, 2017

cieux et imploration

matin sur mes pas
le ciel hésitant venait
vers le bleu pâle

et en début d'après-midi ai cherché sur google street l'aspect de ma rue en 2007 (trouvé 2008) ai posé quatre lignes (mal emmanchées) sur un fichier, pour répondre à la proposition n°3 de François Bon dans son atelier d'hiver http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4377 et puis l'es ai abandonnées pour faire la vaisselle, d'où une lutte d'un peu plus de trois heures, avec des pauses pour récupération, des remplissages pour vérification etc... avec mon évier, d'où je suis sortie épuisée, exaspérée (n'avais plus assez de vinaigre pour une action efficace), victorieuse mais à peu près persuadée que la solution durable passe – me sens furieuse contre moi – par un plombier, aujourd'hui peut-être... et totalement incapable de me concentrer sur quoi que ce soit.
Fait donc appel une fois encore aux billets publiés par les cosaques des frontières http://lescosaquesdesfrontieres.com et ma foi, en prenant le plus ancien, la réponse ne manque pas d'ironie
Imploration
en grand désir d'eau,
haletante et angoissée
la vasque oubliée

rose délicat
penché sur la souillure
noire d'absence

et sous le jet mort
l'injure de ce bouchon
comme une ironie

dans la touffeur d'août
un espoir déçu pour ceux
qui vivent la rue


5 commentaires:

jeandler a dit…

La vasque oubliée
l'eau se faisant rare
l'hiver est venu

brigitte celerier a dit…

Avignon est très économe en eau - trop pensent certains et les fontaines sont mortes

Dominique Hasselmann a dit…

Une Vasque communicante...

brigitte celerier a dit…

mais qui ne reçois rien que l'eau du ciel parfois à communiquer

Arlette A a dit…

Cela paraît si évident ,qu'un manque remet tout en question pour bien d'autres choses aussi