lundi, janvier 23, 2017

Un dimanche presque utile


lavage de cheveux, un peu de repassage, un peu de tri de papiers, cire énergiquement frottée sur coffre et bibliothèque pour me réchauffer et trois tentatives pour maitriser à peu près ma voix en lisant un passage de ce très court texte que j'ai tant aimé, me sentant en bonne compagnie, moi l'un des pauvres alluvions de cette marche forcée, qui coule pépèrement jusqu'au néant, moi aussi perplexe, effarée, et presque effrayée par ceux qui ont des certitudes.. 
et, un peu après midi, cheveux secs, casserole prête pour feu, m'en suis allé, dans le gris humide, vers la mairie
laquelle m'a renvoyée vers ses fesses, à la mairie annexe, pour prendre ma place dans une petite queue, frissonnant un assez bref moment avant qu'elle rentre dans les murs, ce qui nous faisait le coeur un peu moins souffreteux, pour voter en choisissant, puisque ne supporterai plus jamais l'idée du vote utile (de toute façon la situation actuelle ne permet à personne de nous vanter un vote comme utile, même faussement), pour Benoît Hamon, parce que m'y retrouve, pas vraiment pour le revenu universel dont on parle surtout - un peu pour la première tranche dudit revenu -, mais pour le reste et pour l'attention focalisée sur les invisibles, la buée des vitres, les traces de l'écureuil dans la neige... les notes perdues.. le plancton phosphorescent.. l'infini du faible, ceux qui n'aspirent pas à la croissance sans fin ni limite, aux cathédrales ou pyramides mais au partage et aux constructions de peu, juste pour résister comme les castors au flux (pour faire retour à Thomas Vinau).. 

10 commentaires:

Claudine a dit…

Bien raison sur le vote utile, l'ai vérifié de l'autre côté de la frontière

Schulthess Eric a dit…

Choisir le "moins pire" des socialistes ... oui, Brigitte . Mais qui reste un socialiste ... Ne pas l'oublier lorsqu'irons voter en avril .

brigitte celerier a dit…

Eric, là je suis navrée, nous ne sommes pas d'accord.. j'espère que nous resterons amis, mais je me moque des étiquettes et je suis plus en accord avec lui qu'avec un leader surplombant le peuple...`

jeandler a dit…

Demandez le programme ! demandez le programme ! le programme n'est pas vendu dans la salle...

Schulthess Eric a dit…

Brigitte, ce n'est pas une question d'étiquettes mais de mémoire .
À chacune et chacun sa façon d'être ou pas en accord avec tel ou telle.
Et ceci n'a rien à voir bien sûr avec notre amitié , bien au-dessus étau-delà de la politique .

brigitte celerier a dit…

pour moi aussi c'es la mémoire (du NPS) en partie
mais ouf pour l'amitié.. parce que tant de réactions communes
et à propos de mémoire merci pour votre beau billet sur Marseille 1943

Dominique Hasselmann a dit…

L'affaire n'est pas pliée (même si le PS l'est déjà). Les divisions (pas en termes de nombre) "socialistes" feront le jeu de Fillon de la fille Le Pen (voire de Macron ?) au deuxième tour, pour le duel desquels je n'irai certes pas me déplacer.

Une "cure" d'opposition revigorera peut-être alors - mais un peu tard - l'intellect amolli de nos dirigeants actuels, les responsables de la faillite présente.

FH peut s'en laver les mains, que ce soit au théâtre l'autre soir ou au Chili hier.

brigitte celerier a dit…

oui, il a fait le sale boulot (on, enfin la gauche du PS, le savait le soir de la primaire précédente, mais il a surpris par son brio)

mémoire du silence a dit…

oui !!!

Zoë Lucider a dit…

Merci Brigitte, j'ai voté BH pour les mêmes raisons, il ne joue pas les providentiels, les va-t-en guerre, les présomptueux et s'exprime sur les sujets qui me concernent