dimanche, avril 16, 2017

samedi

matin, le bleu du ciel a pâli, un avion y a tracé un trait
les nuages sont venus doucement
un pigeon roucoulait
l'air hésitait à se dégourdir
les nuages se sont aimés, soudés, superposés, ne laissant, en milieu d'après-midi, que des trouées
et les rues se sont peuplées des promeneurs du samedi et de vacanciers
les cafetiers, les marchands de glace étaient heureux
et je promenais mon veston de velours entre des chemises ouvertes

c'était bien

5 commentaires:

Claudine a dit…

J'aime beaucoup la dernière photo, douceur de vivre sur indices

Schulthess Eric a dit…

C'est bien quand vous êtes bien, chère Brigitte 😊

Arlette A a dit…

Tu es à Toulon??

brigitte celerier a dit…

Claudine saisie par le nombre brusquement de corps dans cette rue, en sortant de l'antre, et bien trop piteuse pour oser capturer image identifiable... mais les jambes étaient plus nombreuses qu'il ne le semble là

Eric, toujours bienveillante avec une journée quand elle s'achève

Arlette, non je pars mercredi (et le frais qui nous vient alors que j'avais décidé de ne pas me lancer dans expédition malcommode pour renouveler chauffage va me rendre impatiente...)

jeandler a dit…

Un trait sur le passé qui s'efface aussi vite que tiré.