samedi, mai 20, 2017

juste musique

dans l'antre ce matin, ai pensé brièvement à l'ouverture de l'exposition des sculpteurs africains de la Collection Blachère, au palais des papes et au petit palais
dans l'antre ce matin, ai pensé qu'il y aurait foule
d'ailleurs dans l'antre ce matin je n'étais pas bien en moi
ai pensé plus tard, lundi peut-être ou mardi, dans un creux
d'ailleurs je me demandais surtout quel était le nouveau cancer, ou les nouveaux pourquoi pas, sûrement, que j'étais en train de déclarer, presque surement de la gorge, mais pas obligatoirement, la gorge pouvait être un effet secondaire
bon ce matin dans l'antre je délirais, avec une outrance ironique, qui ne l'était peut-être pas tant
et puis la cour brillait, alors dans l'après-midi ai pris le Kindle pour lire, après avoir vraiment beaucoup aimé, en leurs différences, les deux premières parties, Equation Euro le troisième et dernier texte, le plus directement politique et le plus récent, entrant dans Equation footbal de Joachim Séné publié par les Editions D-Fiction http://www.editions-d-fiction.com/equations-football/, ai enregistré la fin d'Equation Mondial parce que c'était le passage le plus facilement sécable, pour http://brigetoun.wordpress.com... et puis j'ai continué, quand les dernières traces de lumière ont abandonné la cour, avec le dernier numéro de Manière de voir consacré à l'Angleterre et au Brexit...
Juste ce qu'il fallait pour être de nouveau fermement et allègrement prête (il est urgent que je commence à m'améliorer en prévision de juillet) pour partir vers l'opéra et le dernier concert symphonique de la saison.
Avec, en première partie, en création, un Ave Maria d'une certaine Sir Alice, dont je l'avoue je ne connaissais pas l'existence, comme ne savais rien d'elle, j'avais lu ce que je trouvais https://fr.wikipedia.org/wiki/Sir_Alice , j'avais choisi parmi les vidéos une des plus récentes, et écouté
et j'ai attendu de découvrir...
Dans le programme elle raconte Le 20 juin 2010, vers 8h30, j'ai été témoin du vol d'un coeur sacré de la cathédrale de Chartres. Il a été décroché d'une stalle pour m'être offert... et que trouvant dans le coeur un billet d'une femme s'adressant à la Vierge elle s'était senti coupable, l'avait mis dans une boite et s'était efforcé de l'oublier. Que plusieurs années plus tard, alors qu'elle était enceinte, dans une église italienne, elle est restée en arrêt devant une vierge, pas spécialement belle ni ancienne, mais que, touchée, elle a décidé d'écrire un Ave Maria et de rendre le coeur à la cathédrale. Histoire qu'elle nous a raconté simplement et joliment avant l'exécution, par l'orchestre et une mezzo (voix extraordinaire, qui sent les antiques musiques de notre Méditerranée, plutôt contralto d'ailleurs que mezzo, mais capable de monter très haut dans des moments lumineux, capable aussi de murmurer jusqu'à se noyer presque dans les cuivres, donnant l'impression de les soutenir, de devenir presque inaudible) Ani Sargsyan, mince jusqu'à la maigreur et comme brûlée, assistée ponctuellement par une soprano à la jolie voix fruitée et ronde, Jennifer Michel.
Et ce fut une très bonne surprise, parce qu'alors que je redoutais un peu une musique gentiment correcte, ou du néo-classique dépoussiéré, c'était quelque chose que je ne saurais décrire, mais plutôt fort, complexe et que j'ai sincèrement beaucoup aimé.
Et puis, après l'entracte, l'oeuvre phare du concert, celle que la plupart, moi aussi d'ailleurs, venaient entendre, le Requiem de Mozart, avec le choeur au grand complet (58 je les ai comptés), un soprano, de nouveau Jennifer Michel, une bonne mezzo plus classique Sarah Laulan, un bon ténor (ce que je dis rarement...) Olivier Dumait et une basse Renaud Delaigue.

Et ma foi, le choeur, l'orchestre, le chef et le public étaient très heureux.

4 commentaires:

Dominique Hasselmann@orange.fr a dit…

Effectivement, terminer par du Mozart, que demandent "les gens", comme dirait un certain homme politique ?

brigitte celerier a dit…

quand ils sont exigeants (avec eux on ne sait jamais) : qu'il ne soit pas massacré... il est vrai que ce n'est pas facile de le massacrer, en reste toujours quelque chose .. là il était loin de l'être

Arlette A a dit…

,la musique est jouvence que chacun absorbe à sa mesure en réponse au billet de Dominique en planant vers un ailleurs
Vide aussi me trouve

brigitte celerier a dit…

Arlette oui ça fait du bien
pour Mozart c'était communion salle et scène
et vraiment très bon l'ave maria (plaisir plus grand de n'être pas attendu-