dimanche, mai 21, 2017

musique, jour deux

Matin, la cour roucoulait, un grand bruit d'envol quand me suis approchée du seuil, mais le groupe m'avait laissé un témoin.
Corvées dans l'antre, été presque installé dans la penderie et les tiroirs...
Avignon vivait tranquillement quand suis sortie dans l'après-midi, le soleil ne baignant plus le coin de cour où je lisais le début de Blockhaus de Michèle Dujardin https://www.amazon.fr/dp/1544948913/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1495294258&sr=8-1&keywords=mich%C3%A8le+dujardin, le fermant sur Il ne pleuvait plus. Une autre lumière, froide, haute, incisive, étirait la ville vers le ciel, lui rendait ses angles, ses contours exacts et ses dimensions réelles, lui ôtait ce déguisement de ville miniature dont la pluie l'avait affublée, en gommant les immeubles, en abaissant le ciel à porté de main.
Etais partie acheter des médicaments et suis revenue de ma ville qui avait gardé, sous son ciel profondément bleue, sa taille médiocre.. ou mesurée, avec les médicaments, des bonbons au miel et une robe candide...
Vaqué un peu, regardé dans le vague et puis ai troqué tennis pour des sandales, pantalon rouge pour une jupe tube bleu foncée et m'en suis allée vers l'opéra et un concert de musique de chambre en grande partie chamboulé depuis le moment à l'automne où j'avais acheté mon billet (mais peut-être pas plus mal),
avec Renaud Capuçon mais, contrairement à ce qui était prévu à l'origine, Guillaume Bellom (jeune, 26 ans, et talentueux pianiste http://www.guillaumebellom.com/)
ce qui a entraîné une modification du programme,
lequel comporte toujours, les pièces romantiques de Dvorak (une vidéo d'une interprétation par Renaud Capuçon et
Khatia Buniatishvili, la pianiste qui était prévue comme sa partenaire à l'origine
mais, en remplacement de la sonate n°3 en ut mineur de Grieg (que ne connais pas... ai tendance à croire que cette musique me correspond peu... mais que j'aurais été intéressée de découvrir) la sonate n°7 en ut mineur de Beethoven, ce qui finalement me séduit plus, ai grand goût pour les sonates de Beethoven et j'aime tout spécialement l'allegro con brio qui ouvre celle-ci
avant de revenir au programme d'origine avec la sonate en la majeur de Franck :
une interprétation Capuçon/Buniatishvili
de belles interprétations et une grande élégance
et comme j'ai aimé le jeu de Guillaume Bellom dans la sonate de Franck où la part du piano est importante, j'écoute là en rentrant sur YouTube son interprétation dr l'allegretto de la sonate pour piano n°6 de Schubert et de Pagodes de Debussy...

8 commentaires:

Marie-christine Grimard a dit…

Quelle belle soiree ! Merci pour les vidéos partagées aussi.

Dominique Hasselmann@orange.fr a dit…

Capuçon a fait une pause impromptue ?

Est-ce la même sonate de Franck qui aurait, disent certains spécialistes, inspiré Proust pour celle de son Vinteuil ?

brigitte celerier a dit…

Marie-Christine, la salle tait pleine, ai dû garder ma place au centre, n'avais jamais vu cela pour le musique de chambre ici, et une salle recueillie

Dominique non Capuçon était bien là, c'est sa partenaire habituelle V qui était indisponible (ne sais pourquoi, malade ? mais décision à temps pour que es programmes ne soient pas encore imprimés) et que Guillaume Bellom a remplacée presque au dernier moment... pour la sonate sans doute parce qu'il semble que Franck n'n ait écrit qu'une

Arlette A a dit…

Enchantement merci pour les liens et le partage

jeandler a dit…

Le ciel prend de la hauteur, vers les cintres, quand la musique vient apaiser nos cœurs.

brigitte celerier a dit…

et surtout calmer nos nerfs, en cette période d'hystérie prolongée

Claudine a dit…

Je suis gênée par le tempérament de panthère de K. Buniatishvili, éblouie, et n'arrive pas à ressentir son jeu #honteàmoi

brigitte celerier a dit…

ru aurais sans doute alors préféré Guillaume Bellom : musicalité et peu d'effet