samedi, juin 17, 2017

Fin de jour en adieu

Une chaleur un peu moins forte mais après une nuit trop peu fraîche, ai endossé une housse de lin gris sans forme et me suis offert un peu plus d'une heure de repassage, de vapeur, qui m'a crevée (admiration renforcée pour ces femmes qui en font métier...)
un petit vent s'est levé en mitan du jour, mais sans animer la cour où me réjouissais de la légère modération de seigneur soleil (avec de fréquents retours dans l'antre pour arrosage extérieur et intérieur) – jour qui passe sans que me quitte la non-envie d'internet... y lire pourtant quelques belles choses et suivre, à cause d'un billet de Luc Comeau Montasse https://motslies.com/2017/06/16/humilite-ou-commence-t-elle/, une conférence de Roland Gori sur la fabrique des imposteurs... au risque de me complaire dans mon accord.
mais m'interrompre un peu avant la fin pour monter, en début de soirée (avant dix huit heures trente) la petite côte vers l'opéra et répondre à l'invitation reçue, comme tous les abonnés, à une nuit à l'opéra sans très bien savoir ce que recouvrait cet intitulé, sauf, en présence de nombreux invités, un adieu à l'opéra avant sa fermeture pour deux ans, un adieu et merci surtout à la présence depuis 1974 de Raymond Duffaut (conseiller artistique depuis 2002) http://www.operagrandavignon.fr/spectacles/nuit-a-lopera/
L'opéra était comble (j'étais assez mal placée, sur un strapontin trop bas pour que ma petite taille ne m'oblige pas à me pencher à droite, à gauche, à la recherche d'un trou de visibilité) et il faisait une chaleur telle que l'enfer en aurait été jaloux.
Ceci dit une première partie avec l'orchestre, vouée surtout à Offenbach et opérettes de qualité, avec comme pour toute la soirée énormément de goût et pas mal de travail...
Un premier entracte qui a éclaircit légèrement les rangs et m'a permis de trouver meilleur emplacement... piano et airs ou duos ou davantage, bel canto, un air de Haendel, un air de café concert, des plaisanteries courtes et légères, un très beau blues, quelques chanteurs qui me plaisaient modérément, et pas mal d'autres bien davantage, pour les deux parties suivantes, un petit coup de mistral bienvenu pour ragaillardir les troupes au second entracte, et un triomphe final un peu après minuit et demie, moment où l'image de Duffaut, rétive, a coincé mon appareil... on verra quand la batterie sera à plat s'il y a quelques photos récupérables, et un retour d'une Brigetoun un rien cassée mais ayant passé victorieusement le test d'aptitude pour le festival (enfin faudra pas que les conditions soient aussi rudes, même si c'était joyeux)
Bon là j'ai envie d'enlever ma belle robe, mes chaussures et de dîner.


6 commentaires:

brigitte celerier a dit…

plus d'appareil (enfin plus que deux vraiment souffreteux) , un succès fou, me demande vraiment pourquoi continuer

Arlette A a dit…

Belle fin sympathique et généreuse pour cette invitation tout public dommage pour le strapontin

jeandler a dit…

Tout quitter, et la robe et l'appareil. Brigitte, rien ne va plus !

brigitte celerier a dit…

pas rien, robe remplacée par un chiffon blanc légèrissime et appareil obstinément encombrant, si déployé que prend grande place et rappelle sans cesse mon regard - bon go sous ciel de pierre bleue

Claudine a dit…

ah j'aimerais avoir les mots pour dire pourquoi continuer, n'ai que des craies et je pourrais barbouiller les belles pierres de votre ville avec.

brigitte celerier a dit…

Claudine il y a de la concurrence, mais à mon avis ça améliorerait