lundi, juillet 24, 2017

Avignon – festival – jour 18 – à côté du jour - juste Juliette Binoche

Les traces du festival s'effacent déjà, et il semble y avoir plus de départ que d'arrivée... mais les spectacles sont là, toujours là jusqu'au 30 pour certains. Brigetoun tranquillou s'en est allée refaire provision de yaourts et confitures...
et puis a lutté, un temps, et cédé, profondément, au sommeil...
laissant dans les limbes tous projets.
S'est contentée, en fin de journée, de s'en aller, tout doux, tout doux,
vers la cour du Lycée Saint Joseph, une fois encore (moins bien placée cette fois, un peu, on ne saurait gagner à tous les coups) pour assister à Vaille que vivre (Barbara) le spectacle que Juliette Binoche et Alexandre Tharaud consacrent à la chanteuse, à partir de textes de celle-ci et notamment de Il était un piano noir..., ainsi que des souvenirs qu'ils ont d'elle.
Paysage sensible, récit de son histoire, de l'enfance volée, des années de jeunesse, des débuts dans les cabarets, de son rêve chanter, écrire, composer, être en scène avec le public
Une plume et des notes qui célèbrent la vie, l'amour, la douleur, la colère mais surtout l'espoir qui, parfois sombre et cruel, est à jamais resté le moteur vibrant de cette icône dont Juliette Binoche dit qu'elle a su transformer « ses ombres en lumières, ses velours noirs en soleils ». (résumé de la petite note sur le site du festival d'où vient également la photo de Gilles Vidal.
Je me demandais un peu ce qui m'avait amenée à prendre un billet pour ce spectacle, ne suis pas très portée sur les tentatives de prendre possession de l'intimité des vedettes, même quand, comme avec Barbara, j'étais touchée quand l'entendais par une poésie des textes, par ce visage aigu et surtout par cette voix. Il y avait bien sûr la sensibilité du visage de Binoche et l'intelligence qu'avec ou sans raison je lui suppose, il y avait Tharaud, et peut-être une envie d'un moment simplement agréable, une petite nostalgie, un pas de côté, quelque chose à savourer sans risque, assez en accord d'ailleurs avec cette journée.
Et en fait, oui, il y avait Juliette Binoche, et elle est passablement merveilleuse, quand elle dit une chanson, la chante brute, la fredonne ou quand, parfois, elle chante, sans imiter Barbara, quand elle se met à danser avec ses chaussures à la main, que c'est superbement pas tout à faut réussi et donc émouvant, et tant pis si on sait bien que c'est pas tout à fait réussi tous les soirs et parce qu'elle le veut...

Alors un joli spectacle, dont je me demande encore un peu pourquoi l'avoir choisi parmi tant d'autres, sauf que ça correspondait à ma journée, et qu'en plus il y avait Juliette Binoche.



7 commentaires:

Claudine a dit…

Beau texte qui s'impose aux curieux dans la nuit

Arlette A a dit…

Tellement imprévisible Juliette Binoche c'est le lot des vrais comediens si bien ce jour demain autre chose ai garde un si mauvais souvenir de "mademoiselle Julie" un soir à Toulon Liberté

Claudine a dit…

Mon mot de cette nuit a disparu. Très beau texte

jeandler a dit…

Les lendemains de fête sont-ils toujours tristes ?

brigitte celerier a dit…

oh pardon Claudine (et l'avais vu avec plaisir) mauvaise manoeuvre de mal-réveillée... fais plein de bêtises encore plus en ce moment

brigitte celerier a dit…

Pierre, sans doute pas, ni toujours gais... sont des lendemains

Claudine a dit…

:))))