mardi, septembre 19, 2017

Tournoyer au rez-de-chaussée

à Calvet encore
Dans le hall qui suit la billetterie, seul des salons du rez-de-chaussée qui a gardé la voûte plate voulue par Jean-Baptiste Franque filer, à côté du vestiaire, vers la petite porte à droite, quelques pas dans un couloir et les salles sans fenêtres, aménagées en 2007 je crois, pour regrouper «les peintres du Nord»
des oeuvres que j'aime plus ou moins, souvent plus, et un tout petit picorage guié par l'envie, la lumière, et reste du tri supprimant les plus mauvaises photos (par exemple il n'est resté aucun paysage et il y a pourtant plusieurs oeuvres attachantes de petits maîtres hollandais)
comme cette adoration des mages anonyme... la résurrection de Johann Koerbecke de Munster (un des huit panneaux de la passion, partie du retable de l'abbaye de Marienfield, à côté de Munster – 1457)
ce portrait (autrefois attribué à tort à Holbein le jeune) d'homme à la rousse barbe (pas arrivée à fixer l'homme à la pipe de Cornelis Dusart et son regard scrutateur, mais scrutateur de ce qui est à ses et nos pieds)
le calvaire de Jan van Noordt, et en contrepoint la dégoulinade de la descente de croix de Paulus Lesire pour mon sourire devant le profil, corps et visage, de l'important paysage enturbanné
parmi les natures mortes, un beau bouquet s'étant refusé, ce tout petit tableau réunissant plantes et insectes (une habitude chez lui) de Charles-William de Hamilton qui malgré ce nom est né à Bruxelles en 1668 et mort à Augsbourg en 1754
et, pour les quitter, cette femme (ne sais ce qu'elle représente) de Gérard de Lairesse
les ai quitté vivement puisque j'étais venue pour Joseph Vernet pour déboucher au bas de l'escalier...
En redescendant ledit escalier, en fin de visite, saluer en passant la danseuse d'Ousmane Sow, et prendre à côté la porte menant à la série de salons de l'aile sur jardin (sous la galerie)
une salle avec ce calvaire de l'atelier de Champaigne,
le Christ et la femme adultère de Pietro Della Vecchia pour le visage du dénonciateur
et le bel Ecce Homo de Luis Morales à côté de vitrines avec de beaux petits bronzes et des majoliques
avant les salles égyptiennes parcourues à grands pas parce que les ai vues dernièrement,
pour le plaisir de la dernière qui a gardé son décor bleu et blanc.
Au dos de ces salons ouverts sur le jardin, dans les salles donnant sur le petit bout de terrain enclos avant la rue Basile (le portail que je longe souvent est nettement plus élégant de ce côté)
les peintres d'Avignon avec surtout Simon de Chalons, une piéta, la Sainte Parenté son tableau phare et celui que j'aime le moins – ai la flemme de consulter le petit schéma identifiant les membres de ladite famille – et la vierge avec l'enfant Jésus et Jean-Baptiste
et plusieurs beaux tableaux de Nicolas Mignard (bon il est né à Troyes et mort à Paris mais comme il a longtemps vécu et peint à Avignon nous le revendiquons).
Et puis j'ai renoncé aux petites salles de préhistoire et aux peintres du 20ème siècle et suis sortie, prenant dans les yeux un éclairage digne d'une tempête de Joseph Vernet (mais pas de tempête... et même quelques trous bleus)


10 commentaires:

Jan Doets a dit…

Jan van Noordt veut dire : "Jan du nord" :)

brigitte celerier a dit…

un précurseur avant l'ami du nord

Dominique Hasselmann a dit…


Quelques beaux portraits : Barberrousse et Le Dénonciateur...

mais aucune "alerte violette" sur Avignon !

brigitte celerier a dit…

non, nous nous bornons à essayer d'imaginer ce que vivent les gens en Guadeloupe maintenant, ce qu'ont vécus les gens victimes des précédents ouragans

Arlette A a dit…

Une tout autre façon de regarder le monde de la peinture comme un livre d'histoire et la sculpture d'ousmane Sow qui surgit J'aime beaucoup cette promenade Merci Brigitte Belle Journée bien frisquette

jeandler a dit…

Le portail est très élégant mais ce qui l'obstrue l'est beaucoup moins. Une insulte à la Renaissance.

jeandler a dit…

Encore dans l'éblouissement de la visite, on sort de là avec les yeux des artistes.

brigitte celerier a dit…

c'est le côté basse-cour intendance du musée avec portail anonyme et opaque sur la toute petite rue (la face que je vois d'habitude, avec des piliers en béton sur lesquels s'appuient la renaissance

Anonyme a dit…

Tenho aparentemente tudo pra ser feliz, e não sou.

Claudine a dit…

Le faux Holbein a l'air d'un vrai et Lesire replet d'un faux Rembrandt
Plaisir de croiser l'Ami du Nord