mercredi, octobre 11, 2017

d'aspirateur en Corée

Ne suis pas allée accompagner la rutilance des drapeaux sur le bleu du ciel, la grogne des fonctionnaires, ces gens bien plus utiles que ceux qui veulent en diminuer le nombre, mais mon pantalon rouge et moi dedans avons attendu, de neuf heures du matin à onze heures trente, le nouvel aspirateur – n'en ai plus depuis dix jours... temps de le dépiauter, de plier les cartons extérieur et intérieur, et puis une grosse demi-heure pour m'y retrouver, insuffler à mes mains force et habileté pour le monter, et un emplacement où ranger ce truc bien plus encombrant que son frère ainé... fin de la matinée
Dans l'après-midi, déposer cartons bien ficelés près des remparts, se ragaillardir les yeux et puis, comme je savais que pour une fois je passerai devant à une heure d'ouverture, faire les quelques centaines de mètres me séparant, dans la rue Saint Etienne,
du studio UM http://studio-um.fr/ ouvert, depuis un peu plus de deux ans je crois, dont les fenêtres sur la rue me font toujours un petit signe raffiné, qui m'intimide légèrement, y entrer puisqu'une petite exposition s'y tient dans le cadre du Parcours de l'art.
Ma foi j'espère que vous cliquerez sur les liens vers les sites des deux artistes, parce que, osant à peine sortir mon appareil, et prenant photos de ces oeuvres délicates un peu en me cachant de moi-même, les ai massacrées
Dans la première salle, avec des poteries raffinées, de jolis cahiers, des petites cartes en tissu, sont accrochés les très fins dessins de la série Boites d'Eunwan Han-Oehl (Paris) http://han.eunwan.free.fr/
Brigetoun vraiment séduite en pénétrant dans cet univers... J'aime bien sa phrase recopiée sur le site du Parcours Mon espace de travail : situé en ville entouré du bruit des travaux, des pas des gens qui passent / situé en nature, entouré des chants d'oiseaux.
Et puis dans la salle de derrière, ouverte sur le minuscule jardin, avec d'autres poteries plus frustes et non moins belles, et les calligraphies de Jisoo Lim (ai bien failli en acheter une que je n'aurais su où mettre – ce n'est pas une de celles posées devant la fenêtre mais le style est le même – n'ai été sauvée que par un couple très très bavard et assez snob qui monopolisait la galeriste)
les Sumi-é, très beaux dessins sur papier japon marouflés sur papier japon ou sur toile de Sho Asakawa (Bordeaux) qui expose aussi une vidéo (ses oeuvres – vidéaste : Jun Akasawa) à Benoit XII, là je sens que ma paresse actuelle va m'en priver mais elle 
 constitue le fond sur lequel s'inscrit la présentation sur son site https://www.sho-asakawa.com/
Mes encres de chine sont nées en faisant corps avec la nature ; j'ai une confiance absolue en Elle. Ces images ne sont pas seulement à moi, mais elles sont à vous, pour ceux qui plongent dans leur imaginaire.
Et puis j'ai retrouvé la rue, l'ai montée jusqu'à la place de l'horloge, le vert absinthe des platanes entrant dans l'automne, une boite de cigares

avant de revenir par les rues étroites et de déboucher sur ma place et le ciel s'étalant sur les remparts. 

8 commentaires:

Claudine a dit…

Très impressionnée par Eunwan Han-Oehl, excite un œil jaloux chez moi, pfffff

brigitte celerier a dit…

et les photos ne lui rendent pas hommage !

Arlette A a dit…

Bleu du ciel et de l'aspirateur rouge ton pantalon le blanc dans ton coeur en balade te voilà citoyenne dhonneur du jour et de toujours

brigitte celerier a dit…

il m'arrive de réaliser que vais sortir en portant ces trois couleurs (et j'en enlève vite une, sourire)

jeandler a dit…

Une expo qui inspire à défaut d'aspirer.

Dominique Hasselmann a dit…

Délicatesse de ces encres de Chine sauvées de la poussière...

brigitte celerier a dit…

et non moindre délicatesse du crayon d'Eunwan Han-Oehl - mais ambiance un peu pénible, dommage

Marie-christine Grimard a dit…

Merci pour les encres et celle du ciel n’est pas la moindre !