lundi, octobre 16, 2017

D'e dans l'o à une pseudo todoliste

Malheureuse, orpheline, j'étais parce que, depuis quatre heures ce matin, heure d'un réveil insomniaque, mon compte n'arrivait à se raccorder à aucun serveur et que j'étais suspendue dans le vide, accrochée à ma seule messagerie, rescapée du désastre. En ai profité pour accuser réception (shame on me, l'avais oublié hier, me contentant d'une photo sur Facebook) du dernier e dans l'o http://christinejeanney.net/spip.php?article1368 à l'amie-fée qui l'avait créée et me l'avait envoyé (faute de l'avoir en main vous pouvez, si ne l'avez fait, le télécharger, sais pas, moi je savoure).
Et puis un peu après seize heures, les accès à tous les sites se sont libérés miraculeusement... ai déserté les corvées auxquelles j'allais me résigner (plus ennuyeuses d'être ainsi seul recours), me suis promenée sur les blogs et sites, du moins un certain nombre, ai mis en ligne une tentative de lecture – qui était restée en attente – sur http://brigetoun.wordpress.com, ai commencé un bidule pour les cosaques, lui ai fait un petit sourire navré en pensant aux beaux textes parus ces temps-ci sur le blog, l'ai remisé... serai peut-être plus indulgente demain...
et j'improvise vite, pour un petit hommage, une fausse todoliste (fausse puisque la photo est de moi, même si je ne sais plus guère pourquoi je l'ai prise, et puis j'ai mon crâne, ma petiote écriture et ne saurais tenter de me mettre dans le sillage, même médiocrement de la créatrice du genre, de la virtuose, spirituelle et profonde Christine Jeanney)
Une petite vieille se souvient qu'elle a eu des nattes dans le dos, et qu'à cet âge était tombée amoureuse d'un grand cousin en le voyant construire une grande volière dans un jardin fleuri près de Moulins (où elle est aussi pour la première et seule fois de sa vie montée sur un cheval).
L'honorable Monsieur Li, devant la vitrine qui se détache dans l'ombre du salon de Monsieur de Mouillefarine, à la limite de l'éclairage au gaz, transforme son ironique surprise en un sourire poli.
Une grenouille se dit qu'elle est juste un peu trop petite pour gober le corps assis devant elle.
Un papillon égaré, cherchant des fleurs dans ce vert, se heurte à la vitre.


4 commentaires:

Claudine a dit…

La poésie se plaît nichée entre ces images

brigitte celerier a dit…

merci Claudine (comme dans vos pastels)

Dominique Hasselmann a dit…

Jolie photo en harmonie avec la "construction" de Christine Jeanney...

brigitte celerier a dit…

merci... mais moins pleine d'invention, c'est juste le réel un peu transformé par les reflets... ne suis qu'enregistrement